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méthodes et démarches
des propositions
pour enseigner les sciences
une démarche en evironnement (un
exemple concret)
une séance en classe: didactique, erreurs
à éviter...
de
l'essai à l'erreur..
l'aide à l'élève en
difficulté
la
différenciation
Des
démarches coopératives
le débat réglé
l'exposé d'élèves
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Adopter
telle ou telle démarche pédagogique, ce n'est pas
seulement répondre à une esthétique personnelle de
sa pédagogie qui s'inscrirait dans un "art", une sorte de "mise
en scène" favorisant la motivation et la mobilisation des
élèves...
Une pédagogie du "prétexte" éloigne trop du
savoir. C'est en cela que les dérives observées à
partir d'approches thématiques ou de projets qui n'en sont pas
vraiment, continuent de nuire aux apprentissages.
Adopter une démarche pédagogique réfléchie
c'est aussi dépasser le simple concept de "méthode" .
Adopter
une méthode c'est faire le choix d'une modalité unique
plutôt "figée" de transmission de la connaissance avec une
logique décidée au départ. La méthode est
imaginée pour un élève "type" et a priori ne se
soucie guère des représentations du savoir qui peuvent
être celles de l'élève et guère plus de
celles du maître.
La
méthode constitue un cadre rassurant. Elle peut être plus
ou moins cohérente et exhaustive... Une méthode, c'est
mieux que "rien" mais une méthode risque aussi d'enfermer
l'apprenant dans une seule approche.
Elle peut constituer un obstacle pour celui qui "n'y entre pas" mais
aussi "un frein" pour celui qui peut aller plus vite ou plus loin.
La
méthode laisse souvent croire au "modèle
pédagogique". L'approche du savoir est normative. Dans certains
contextes (acquérir un automatisme), une méthode peut
montrer son efficacité. Mais elle ne permet pas forcément
à l'apprenant de bien prendre conscience de ce qu'il fait et
pourquoi et de continuer à améliorer seul son
apprentissage ensuite.
Concevoir
une démarche pédagogique, ce n'est pas seulement imaginer
un scénario, travailler sur les représentations
des élèves et des maîtres, identifier les enjeux
dont les fameuses "variables didactiques", c'est savoir définir
le rôle de l'élève et du maître face à
"l'objet d'apprentissage"... C'est aussi prendre en compte le temps, le
parcours de l'élève.
C'est
s'inscrire à la fois dans la cohérence et dans la
continuité, dans la dimension du groupe classe et dans
l'individualité...
C'est aussi oser aller "interroger le savoir", questionner une notion
qui semble "simple"...
Certes,
le maître enseigne, transmet et donne à
l'élève... mais s'il ne lui fera pas refaire tout le
chemin de la connaissance, il fera le "pari de l'intelligence" chez
chacun de ses élèves et le "pari du progrès" pour
chacun de ses élèves...
Il n'est pas de "petit savoir" et les liens transversaux qui permettent
aux connaissances de faire écho les unes aux autres, en
s'éclairant mutuellement, ne sauraient être
négligés.
Plutôt que par empilement et pas seulement de manière
spiralaire, "le patrimoine des connaissances" de l'élève
et de la classe, nourri des interactions que nous pouvons organiser, va
permettre des mises en abîme... C'est pour le maître
polyvalent de l'école primaire un avantage conséquent sur
le professeur du secondaire...
Enfin, une démarche pédagogique, si elle est affaire de
choix personnel, d'une part donne lieu à des évaluations
et d'autre part, parce qu'il faut envisager les cohérences avec
les programmes et la continuité de ces apprentissages, il
convient d'imaginer des démarches concertées avec les
autres membres du conseil des maîtres de cycle...
L'innovation, n'est pas une valeur en elle même. Elle est un
moteur parce qu'elle fait vivre notre créativité, elle
est utile parcequ'elle vient interroger sans cesse nos pratiques.
Ces pages s'essaieront de répondre à quelques unes de ces
questions en favorisant une entrée "concrète".
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