Contributions
 

 Passer de "faire" à "apprendre" en E.P.S.
Quelles étapes ?
Quelle place pour l'autonomie ?
Un exemple en gymnastique

par Olivier Brignon
Professeur d'E.P.S. de la Ville de Paris

mercredi 1 janvier 2003


Constat initial Axes de travail  Fondements de notre démarche d'enseignement-apprentissage Mise en place de notre démarche 
 Des " outils " utilisables par tous les élèves de manière autonome   structure de l'unité d'apprentissage  Les élèves en gymnastique : habiletés motrices et rapport aux apprentissages  CONCLUSION et perspectives

NOTE DE SYNTHESE,
Professorat d'Education Physique et Sportive.
 

 Questions qui ont organisé notre réflexion :
Comment faire sortir les élèves du seul " Faire " ?
Quelle méthodologie de travail, d'apprentissage donner à chacun ?
Comment leur donner les moyens d'être de plus en plus autonome dans la gestion de leurs apprentissages ?
Comment enfin faire concilier autonomie et apprentissages, diversité des élèves et progrès de chacun ?

Constat initial :
Les élèves de cycle 3 de l'école située en ZEP , ont les caractéristiques des élèves en difficulté scolaire décrites par B.Charlot (1993).
Nous retiendrons de celles-ci deux facettes principales, à savoir l'hyper-affectivité de la relation élève-enseignant qui conduit au " tout ou rien " de la part des élèves en fonction de la qualité de la relation initiée par l'enseignant.

L'enseignant est donc au centre de l'engagement ou non des élèves dans les apprentissages, et entretient une dépendance de ces derniers vis à vis de lui. D'autre part, leur activité scolaire est conditionnée par le " Faire ", et particulièrement en EPS. Apprendre c'est faire ! Mais " apprendre quoi ? " Et " comment faire ? " A ces questions, aucune réponse précise. Au mieux, une confusion (entretenue) entre le but (voir la finalité) et les conditions pour l'atteindre. Par exemple : après une séance sur le placement dans les espaces libres pour offrir une alternative de passe (le démarquage), à la question " qu'a-t-on appris aujourd'hui ? " la réponse est " à jouer au hockey ! " -" Mais plus précisément. " -" A faire des passes ! "


Cette relation à l'activité et au savoir à s'approprier pose le problème de l'échec et de la démotivation. En effet, étant sur une logique de " faire ", les tenants de la réussite ne sont pas identifiés et les conditions de réalisation ignorées d'où des échecs fréquents et mal vécus puisque " incontrôlés ", semblant définitifs.


Un autre problème posé par cette " relation " au savoir et à l' " activité " est le risque de voir les élèves rester avec leurs acquis, leurs représentations pour ne pas se mettre en défaut (" pessimisme défensif " décrit par Thill, 1999) et donc ne pas apprendre.
De plus, dans ce schéma de fonctionnement, les seuls progrès possibles passent par des situations " gérées " complètement par l'enseignant, puisque aucun sens, aucun objectif précis n'oriente la pratique.
Mais là encore l'enseignant est au cœur des apprentissage et non l'élève et son projet.




Axes de travail :
Il nous semble donc nécessaire d'axer notre démarche sur deux pôles principaux :
1°- Donner aux élèves les moyens de passer de "faire " à "apprendre"
Ceci en leur donnant les moyens de gérer leurs apprentissages. C'est-à-dire savoir situer son niveau d'habileté dans une activité pour pouvoir se forger un projet d'acquisition et progresser vers un objectif clair et précis.
Pour cela nous demanderons aux élèves de s'approprier une démarche méthodologique fondée sur le questionnement avant et après l'action (" que dois-je faire ? " " ais-je réussi ? ", voir" comment ais-je fait ? "), ainsi que sur la coopération dans toutes les phases d'apprentissages
(ex : l'un réalise, l'autre regarde ; co-évaluation ; définition commune de ce qui est important).
2°-Mettre à disposition des élèves des outils, sources d'information, de formation, afin de décentrer les élèves de l'enseignant, pour les recentrer sur les apprentissages (ce qu'ils se sont fixés et la façon d'y parvenir). L'enseignant devenant peu à peu une source comme une autre d'aide aux apprentissages.
Cette démarche favorise la mise en évidence de la dimension personnelle des apprentissages et des efforts personnels nécessaires pour passer de " faire " à " apprendre ". Ceci dans le but d'accéder à un degré d'autonomie dans les apprentissages de plus en plus élevé, et donc réinvestissable.


 

Fondements de notre démarche d'enseignement-apprentissage :

Nous nous appuyons sur différents auteurs pour fonder notre approche notre conception de l'enseignement et de son corollaire l'apprentissage.
J.Piaget (" réussir et comprendre ",1974) en ce qui concerne la logique "d'assimilation - accommodation " de l'élève vis à vis de la tâche à résoudre et de ses réponses produites de plus en plus adaptées. Ce qui s'illustrera en gymnastique par des situations " ouvertes " à but et critère de réussite définis, par exemple : " franchir le cheval et arriver sur les deux pieds, équilibré ".
L.S.Vygotsky (" Vygotsky aujourd'hui ",1985) pour qui l'enseignant en plus de la mise en place de situation porteuse de transformations chez les élèves ait un rôle de " médiateur " en guidant, accompagnant l'élève dans sa recherche de solutions. Par exemple, en aidant celui-ci à se centrer sur un aspect de sa réalisation : " en renversement en trépieds, pour cet essai, ne pense qu'à bien placer ta tête en avant de tes mains, pour former un triangle ".
C.Freinet (" les invariants pédagogiques ", 1964) pour qui l'enseignant doit s'efforcer de mettre à disposition des élèves un maximum d'outils contenant toutes les informations utiles à la mise en œuvre de leur projet commun ou individuel, mais dont la prise en compte, la sélection, l'utilisation et l'appropriation se feront de manière active et personnelle.
G.De Vecchi (" faire construire des savoirs ", 2001) pour qui la construction de savoirs passe par une prise de conscience de représentations erronées qui font obstacles, une situation-problème créant une rupture, une recherche obligeant à décortiquer mettre à plat le contenu, et un moment de réorganisation des savoirs fondamentaux ou invariants.
Par exemple : " lorsque je fais la Lune, je suis en posture alignée, je passe donc en ATR sur le cheval ". Cette construction s'appuie sur la métacognition (réflexion sur les procédures utilisées), et le conflit socio-cognitif (discussions, confrontations sur ce qu'il y a à faire et ce qui a été réalisé).
M.Durand (" l'enfant et le sport ", 1987) pour qui la diversification de la pression éducative favorise les transformations de tous les aspects de la conduite motrice, donc l'adaptabilité motrice, cognitive et affective. Par exemple, en faisant tourner les élèves à tous les ateliers sur une même séance afin de les confronter à différents problèmes moteurs (actions gymniques et éléments).
R.Schmidt (" apprentissage moteur et performance ", 1993) précisant que les situations doivent être variées afin de favoriser la recherche de solutions (et non la répétition de gestes) pour faire émerger les invariants et favoriser la rétention et le transfert, buts ultimes de l'apprentissage. Par exemple, en offrant pour des actions gymniques, différents éléments à réaliser : " se renverser en ATR ou en Trépied " où l'invariant est la posture alignée à réaliser, " conscientiser " et intérioriser. Ou encore " tourner, en roulade arrière et en souplesse arrière ", où la maîtrise passe ici par la différenciation et l'appropriation des deux postures (groupée et alignée) afin de réaliser une même action mais deux éléments différents.
L.Laumonier/C.Vacherant (" la gymnastique scolaire : un jeu d'enfant…" 1998) proposent une didactique de la gymnastique fondée sur 2 postures, 5 actions, et une motricité gymnique en 5 étapes/niveaux ( du quadrupède au virtuose). 3 principes l'organisent : la progressivité, la répétition des postures et la sécurité.



 

Mise en place de notre démarche :
Nous illustrerons notre propos au travers d'une unité d'apprentissage en gymnastique vécue par les classes de cycle 3.
Nous avons mis en place 4 ateliers représentant diverses actions gymniques:
se renverser, tourner, franchir, et se déplacer/maintenir/sauter.

Pour chaque atelier, un panneau explicatif mentionne à l'aide de textes et de dessins :
la famille d'actions gymniques, le but , le critère de réussite, et les différents niveaux de réalisation.
Après les deux premières séances de découverte de l'activité et de co-évaluation où chacun note ce qu'il sait faire, les séances suivantes sont réparties entre travail sur les panneaux initiaux et des fiches de couleurs (jaune, bleue et verte : reprenant les niveaux de couleurs des panneaux) qui permettent de choisir une situation précise à travailler par rapport à son niveau de départ et au progrès souhaité.


L'évaluation reprendra les niveaux définis sur les panneaux et travaillés par les élèves, avec au minimum l'obligation de progrès dans au moins une famille d'actions gymniques. L'évaluation se fera sous la forme d'un enchaînement de figures gymniques ayant pour canevas les 4 ateliers.

 

 

Des " outils " utilisables par tous les élèves de manière autonome :

*Les panneaux d'ateliers, avec une trame commune :
-La famille (voir l'élément).
-le matériel utilisable (pour l'enseignant ; voir à terme pour l'installation par les élèves).
-Le but.
-Le critère de réussite.
-Les niveaux de réalisation, par couleurs.


 


Un panneau référent pour identifier les " invariants "
des éléments gymniques :

…utilisable à tout moment par les élèves

Un panneau organisateur précisant les règles de sécurité et de fonctionnement :

Une fiche de co-évaluation ( individuelle )servant de guide aux apprentissages, en ciblant les acquis et les niveaux à travailler…

 CLASSE :
NOM :
PRENOM
      FICHE DE BILANS
  Familles/Ateliers Eléments gymniques   1°bilan  2°bilan  3°bilan (final)
 FRANCHIR  FRANCHISSEMENT      
SE RENVERSER/ TOURNER  ROUE      
 SAUTER  SAUT      
 TOURNER  ROULADE avant      
   ROULADE arrière      
   SOUPLESSE      
 SE RENVERSER APPUI TENDU RENVERSER      
   TREPIED      
FRANCHIR/
TOURNER
FRANCHIR/TOURNER SALTO avant      
FRANCHIR/ SE RENVERSER  LUNE (CM)      
 BARRES  AUX BARRES      
 Règle de sécurité : Salto et Lune sont à faire avec le professeur !        
   Je note en face de chaque éléments le niveau (1,2,3,4,5…) et sa couleur,
que j'ai réussi 3 fois de suite, et vérifié par un camarade ou le professeur.
     
         
   J'entoure la couleur la plus fréquente dans mon bilan :
JAUNE
BLEUE
VERTE
     
         
         
         


… Et permettant de mesurer les progrès.

 



 

La structure de l'unité d'apprentissage :
7 séances forment le corps de notre module. Elles sont réparties de la sorte :
-1° séance : découverte des ateliers, prise de contact avec le matériel et les modalités de fonctionnement et consignes de sécurité. Détermination des exigences (but et critère de réussite) de chaque atelier.
-2° séance : co-évaluation avec une fiche individuelle support de son niveau d'habileté initial, en référence aux panneaux et aux niveaux de réalisation décrits.
-3°, 4°, 5 ° séances : travail du ou des niveaux plus difficiles, en fonction de l'évaluation diagnostique. Et possibilité de travailler des éléments plus que d'autres, suivant le projet de chacun.
-6° séance : choix de ses éléments gymniques pour l'enchaînement, en veillant qu'il y ait progrès dans au moins une famille d'actions gymniques ( : progrès dans au moins un atelier) par rapport aux niveaux mentionnés sur la fiche individuelle.
-7° séance : évaluation sous la forme d'un enchaînement à produire devant la classe.

 

Les élèves en gymnastique : habiletés motrices et rapport aux apprentissages.

*Comportements observés en début de module :
Les élèves ont très vite voulu " faire ". Ils sont donc entrés rapidement dans l'activité. La première séance a été marquée par une approche globale des ateliers et des panneaux, par exemple au franchissement, des sauts qui se veulent spectaculaires ou grisants ( apparentés à la lune, au salto, à la vrille ou au plongeon). Seul le but organise l'action. De même en renversement, seul est pris en compte le fait de mettre " la tête en bas et les pieds en l'air ". Autre caractéristique, suivant l'organisation matérielle, ou à partir du matériel proposé, ils ne réalisent que ce qu'ils ont fait antérieurement (en cycle 2), au détriment de ce qui est demandé. Par exemple, à l'atelier (avec plinth) cumulant se déplacer/maintenir une attitude/sauter, beaucoup ont réalisé un bond de lapin et une roulade avant en guise de déplacement. Nous noterons également que la roulade avant est très mal maîtrisée puisque beaucoup posent la tête à plat au sol, et ne peuvent se relever sans l'aide des mains (moins fréquent en CM2).

*Hypothèses explicatives des comportements observés :
L'envie de s'amuser, de se faire plaisir, de s'émouvoir est forte. Ce qui facilite l'entrée dans l'activité et fait que très peu d'élèves (ponctuellement 1 ou 2 par peur du regard des autres notamment) ne se place " hors séance ".
Le but de l'atelier organise seul l'activité car le panneau n'est pas lu complètement, seul les dessins (voir le titre) sont observés de façon générale.
Les élèves font ce qu'ils ont déjà fait sur un même matériel, car le panneau n'est pas décrypté. La démarche de chercher ce qu'il y a à faire ne correspond pas à leur représentation de l'EPS (du " sport "), ni à leur vécu, ou l'important est de faire uniquement.
La roulade avant et la roulade arrière même sur plan incliné posent beaucoup de problèmes, car la posture groupée n'est pas maîtrisée, reconnue. Les éléments constitutifs d'une posture groupée permettant de rouler ou tourner ne sont pas connus. D' ailleurs beaucoup d'élèves parlent de " galipettes " et non de roulades.

*Quels axes de travail privilégier, au regard de ces constats ?
Tout d'abord leur faire prendre conscience de la nécessité pour apprendre de savoir exactement ce que l'on attend en terme de réalisation à chaque atelier.
Cela passera par 1 minute obligatoire de lecture complète du panneau de l'atelier par le groupe, à chaque rotation.
Etre capable de dire ce que j'ai l'intention de faire avant de réaliser.
Puis, pour entrer dans une logique de progrès, leur donner les moyens de
situer leur niveau d'habileté.
Reporter sur une fiche, récapitulant les familles et les éléments gymniques travaillés, " ce que l'on sait faire " de manière incontestable puisque vérifié.
Enfin, pour entrer réellement dans la dynamique d'apprendre, se déterminer un projet d'amélioration de son niveau de réalisation dans au moins une famille, tout en ayant en vue la réalisation d'un enchaînement nécessitant un travail de toutes les familles d'actions gymniques et donc de tous les ateliers.
Cela par la rotation à tous les ateliers à chaque séance.
Par la prise en compte du progrès en plus du niveau de réalisation dans l'évaluation.
è Enfin, en proposant parallèlement aux panneaux, des fiches-situation (Jaune, Bleue, Verte) reprenant les 3 couleurs (de difficultés) des panneaux, permettant de travailler en fonction de son niveau (couleur) et de son projet, de manière différenciée.

*Quelles remédiations particulières au cours de l'unité d'apprentissage ?
Après l'identification du niveau initial de chacun, et la dynamique de progrès mise en place, est posé le problème de la méthode de travail la plus facile à adopter par les élèves mais aussi la plus porteuse de progrès.
En effet, l'utilisation des fiches a mis à jour le problème du travail en groupe, et individuel. Chacun faisant ce qu'il avait décidé de tenter, d'améliorer, de manière isolée ou parfois en conflit (d'espace) avec les autres. Par exemple, certains réalisaient 10 fois la figure à améliorer pendant que certains ne passaient pas.
Il a donc été décidé d'encourager, de mettre en avant le travail par deux, la coopération, pour favoriser le progrès (et la gestion de l'espace).
C'est à dire qu' à l'intérieur des groupes se constituent des binômes.
Le binôme lit la fiche (donc les élèves s'aident mutuellement à la comprendre).
Puis un réalise pendant que l'autre regarde et apprécie en fonction du dessin et du critère de réussite si le gymnaste a réussi ou pas la situation. Et inversement.

Cela a un double avantage :
Pour le gymnaste de savoir exactement si ce qu'il réalise correspond à ce qu'il vise (" ais-je réussi ou pas ? ") et à ce qu'il croit réaliser (représentation : " je croyait avoir les jambes tendues ! ").
Pour l'observateur de savoir quoi observer, par l'intermédiaire de la fiche, de son dessin et de son critère de réussite (idem pour les panneaux). Mais surtout d'affiner sa représentation fonctionnelle de l'élément, la figure à réaliser, en se focalisant sur les points essentiels.

*Comportements observés en fin de module :
-Méthode de travail : les élèves de cycle 3 sont capables de travailler par 2, et ce en CE2 comme en CM2, notamment en ce qui concerne l'alternance observer / réaliser. Pour ce qui est de l'aide au progrès et au travail de l'autre, ils sont capables d'apprécier un élément, un niveau de réalisation, en fonction d'un critère de réussite qu'ils peuvent verbaliser et expliquer.
-Construction des postures : ils sont capables de différencier dans la forme et dans l'interprétation (verbale et descriptive) une posture alignée et une posture groupée.
-Connaissance de soi : ils sont capables de dire ce qu'ils savent faire " à tous les coups ". Les CM2 sont en plus capables de dire " là, je prends un risque car cette figure je ne la réussis pas tout le temps ".
-Niveau d'habileté motrice : tous les élèves de CE2 réussissent désormais la roulade avant sans aménagement, la roulade arrière sur plan incliné avec des arrivées différentes (jambes écartées…) ; tous les élèves se renversent en Trépied ou en ATR (cela va, des pieds aux espaliers, jusqu'au Trépied maintenu et au passage par l'ATR). Enfin, le franchissement va du saut Chandelle au saut carpé et à la Lune (non alignée).

CONCLUSION et perspectives :
Nous pouvons dire que les élèves sont entrés dans une logique d'apprentissage dans la mesure où ils sont passés par une étape de recherche : d'une part de ce qui leur était réellement demandé sur le plan gymnique et de l'organisation (panneaux à " déchiffrer ", travail en coopération…), et d'autre part, par une recherche des moyens à mettre en œuvre pour réussir ce qu'ils projetaient de faire.
De plus, ils sont entrés dans une réelle démarche de travail, par le fait qu'ils énoncent avant de faire ce qu'ils veulent réaliser, et qu'ils ne s'arrêtent plus à leur seule action en demandant, notamment à leur camarade, s'ils ont réussi ou pas.
Les progrès dans les réalisations gymniques confirment la qualité du travail fourni, mais c'est surtout leur " fonctionnement " en séance qui illustre ces changements de rapports à l'Activité et donc au Savoir.

 

Prospectivement, notamment pour les élèves qui seront encore dans l'école l'année prochaine, il faudra s'attacher à aller plus loin sur le plan méthodologique en associant à la question " ais-je réussi ? oui ou non ? " Le " Pourquoi ? "
Ce qui permettra d'approcher la métacognition et donc un degré supérieur de la construction de son savoir. De plus , nous devrons nous assurer du réel transfert entre la reconnaissance des postures, la connaissance de leur construction et leur réinvestissement au service des éléments gymniques réalisés. Ceci afin de rendre le plus autonome possible l'élève vis à vis de l'élaboration de sa motricité gymnique.

BRIGNON Olivier,
Professeur d'EPS,
Ville de Paris.