gérer et préparer
la classe primaire
élémentaire
&
maternelle
les ateliers à l'école maternelle

problème posé: comment organiser les ateliers en maternelle ... et en élémentaire ?
" Il faut faire des ateliers " entend-on souvent à propos de la gestion des classes maternelles.
Trop souvent, la forme de travail domine alors le fond.
Comme en élémentaire rien n'oblige à s'imposer comme modèle de fonctionnement systématique le " grand groupe en frontal ", la maternelle n'est pas astreinte à l'usage figé et systématique d'une forme d'ateliers.

Le fonctionnement choisi doit répondre à un besoin : celui de l'activité des élèves.
C'est parce que j'ai un programme d'activités que je définis la modalité de fonctionnement la mieux adaptée.

La modalité de fonctionnement suppose aussi une réflexion sur :
- les lieux choisis
- l'alternance des activités et des domaines
- les modalités de passage des consignes (place de l'oral, de l'écrit…)
- les modalités de constitution des groupes et la gestion de leur répartition
- l'organisation du " retour " des groupes vers le grand groupe (gestion du temps - durée de l'activité- , du " signal " favorisant le retour, " retour " par témoignage, échange, évaluation explicitations immédiates ou différées de ce qui a été fait dans les ateliers)

 

Différents fonctionnements possibles

Plusieurs modalités existent à choisir en fonction des besoins :

- le modèle est souvent " unité pédagogique " avec présence rapprochée de l'enseignante et ateliers " satellites " .

- dans certains cas, l'asem peut être présente sur un atelier supplémentaire : elle apporte une aide " technique " ou assure la protection matérielle, l'aide à un geste " technique " et non la gestion d'un atelier de résolution de problème…

- activités satellites " tournantes " au libre choix des élèves avec gestion éventuelle d'un tableau à double entrée. Les élèves qui sont en unité pédagogique restent avec l'enseignant, les autres tournent librement sur des ateliers qui n'impliquent pas un travail cognitif lourd : entraînement, jeux mathématiques, lectures autonomes, ou confrontation de type " mise en situation " face à un nouveau matériau, un nouveau jeu etc.

- activités satellites mais sans libre choix de l'élève : son " parcours " est prévu. On peut parfois imaginer un parcours en éducation physique (après les tapis je vais à la poutre..) mais aussi en graphisme (petites situations progressives)…

- activités " reliées " autour d'un projet commun avec " partage des tâches " : par exemple, pour un projet de livre les uns sont sur les illustrations, les autres la mise en page d'un texte, les autres la page de titre… on est ici dans un fonctionnement coopératif où toute la classe se tourne vers un projet commun.

- On peut par exemple en sciences avoir un ateliers " plantations " dirigé par la maîtresse, un atelier " représentation " où les élèves dessinent la pousse des plantes, un autre où ils classent des photographies, un autre où ils étudient des documents " scientifiques "… le thème est partagé et décliné.


- activités " individualisées " avec pourquoi pas des groupes de " besoin " s'adressant à des enfants ayant besoin d'une aide, ou témoignant de compétences particulières…

- une seule activité partagée entre tous les élèves : ce peut être un projet collectif ou une activité suivant par exemple la découverte d'un album (restituer une histoire entendue par le dessin ou le classement d'images)

 

- activités décloisonnées : ce sont des ateliers partagés avec d'autres classes. Les élèves rencontrent des enfants d'autres âges, d'autres adultes intervenants pour des projets filés en général dans le temps .

 

Le retour des ateliers doit faire l'objet d'un vrai travail :
- il ne s'agit pas seulement de faire valider par l'enseignant mais d'être capable d'expliciter les stratégies, les réussites comme les difficultés.
- On peut afficher ou comparer des travaux, on peut noter au tableau une remarque, une idée, une question, une observation en vue d'une exploitation ultérieure

La plupart des classes ont un " signal " de regroupement : une comptine, un chant, une musique


Conseils :
Il est parfois plus aisé de se regrouper, faire un point très rapide et ensuite engager tout le groupe dans le rangement des ateliers et de la classe. Cela permet de mesurer que le travail engendre du désordre certes, que d'une certaine façon cette trace d'activité témoigne effectivement " qu'il s'est passé des choses "… On range ensuite dans une dynamique collective en encourageant les élèves. On " extrait " les productions qui restent alors le " témoin " de l'activité.
S'il s'agit de productions " fugitives " : un montage, une construction d'éléments…on peut en garder trace grâce à l'appareil photo numérique. Les photos pourront être tirées sur papier ou rassemblées en diaporamas informatiques selon les besoins. Un tirage papier d'un collier présentant un bel algorithme peut rejoindre le cahier de l'élève ;

Les travaux sont datés, signés à la main ou au tampon ou avec des étiquettes individuelles autocollantes.

Un atelier régulier de " collage " ou de " rangement " peut permettre de suivre avec les élèves la gestion des cahiers et des diverses productions écrites.

 





et vous ?
dites-nous comment organisez vous les ateliers dans votre classe ?

vos réactions et contributions prepaclasse@aol.com 

droits réservés vincent breton paris pour prepaclasse.net septembre 2004