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VERS LES NOUVEAUTES |
Adeline - Bonjour, Si la diversité des IUFM à travers la France existe avec des disparités qui ne sont pas sans évoquer celles qui pourraient être accrues dans un contexte de décentralisation, il semble que les grands principes de la validation de la formation soient les mêmes. Si un professeur des écoles stagiaires (PE2) n'a pas vu son stage validé ou son mémoire validé, il peut être conduit à voir son cas examiné par une commission. On lui demandera, un peu comme au temps du CAP des instituteurs, de faire la classe devant un inspecteur et un maître formateur (au moins) et à l'issue de ce moment il sera proposé au jury académique (présidé par l'inspecteur d'académie) soit de valider la formation et de permettre à l'enseignant d'accéder à la titularisation, soit de proposer une prolongation de scolarité. En général, celle-ci se traduit par l'attribution d'un poste à titre provisoire où le collègue reste placé dans la position de professeur des écoles stagiaire recevant délégation pour enseigner. Ce temps de prolongation peut varier d'un trimestre à une année scolaire. En toute
logique, un programme de formation doit être proposé
à la personne en prolongation qui devrait être suivie
attentivement à la fois par l'équipe de circonscription
(IEN, Conseillers pédagogiques) et l'IUFM (tuteur, IMPEMF
-maître formateur, PIUMF). En général, il est procédé ensuite à la titularisation mais de rares cas douloureux font que l'on peut alors proposer si l'incompétence du collègue s'avérait irréversible son éviction du système. On voit
bien l'ambiguïté: Il arrive même que des élèves-professeurs se retournent contre l'institution en arguant que leurs défauts et leur incompétence étaient dus à une défaillance de la formation... argument qui peut s'entendre parfois mais qui voudrait dire alors que tous les élèves-professeurs sortants sont incompétents. En tout cas, votre courrier témoigne à la fois de ces situations douloureuses et du manque de clarté qui les accompagne souvent. D'une part l'administration devrait oser mieux communiquer sur ce thème et d'autre part il ne serait peut-être pas idiot qu'un délégué élève-professeur assiste aux commissions de validation... mais je suis conscient de ce que ma proposition a de révolutionnaire ! Autrefois, il fut un temps où entrant dans la formation, l'élève instituteur avait la possibilité soit en fin de premier trimestre de la première année de formation, soit en fin d'année, de rendre son tablier s'il sentait que le métier ne correspondait pas à ses attentes. De même, les formateurs pouvaient à ce moment-là, tirer éventuellement la sonnette d'alarme et permettre une sortie "en douceur" du système si cela était le mieux pour la personne. Au-delà de ces constats, il me semble très utile que vous ouvriez le dialogue d'une part avec l'IUFM (votre tuteur) et l'équipe de circonscription qui vous suivra. Il faut faire part de ses demandes, montrer que l'on cherche effectivement à se former et améliorer sa pratique, définir avec les formateurs un contrat de formation qui peut d'ailleurs se formaliser par écrit en définissant des objectifs : meilleure connaissance de la didactique, améliorer la gestion de la classe, savoir préparer la classe... Le référentiel de compétences du professeur des écoles est un bon outil qui doit aider à avancer. Bon courage. |