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un
rapport d'inspection
comment écrire un rapport
d'inspection en enseignement primaire,c'est à dire:
les critères,le contenu,les observations de bases et qu'est
ce qu'on peut remarquer sur : la salle, les élèves,le
maitre et les programmes...et tout ce qui concerne l'organisation
du travail en general.
Bonjour,
je ne sais pas quel est le contexte dans lequel s'inscrit votre
problématique. En effet, je ne suis pas inspecteur, nous
savons que ceux-ci sont formés à la rédaction
des rapports d'inspection.
C'est peut-être le moment de rappeler qu'un inspecteur
peut effectuer des visites formatives pour lesquelles il rédigera
un texte à l'intention du maître visité,
ces visites ne sont pas suivies d'effet quant à la note
de l'enseignant . Régulièrement, l'inspecteur doit
effectuer une inspection de l'enseignant qui fait l'objet d'un
rapport écrit. Ce rapport écrit donne lieu à
la proposition d'une note qui sera validée par inspecteur
d'académie. Cette note entre en compte dans le calcul
du barème et peut avoir un impact concernant les mutations
ultérieures.
En principe, l'enseignant doit être prévenu de la
période à laquelle il est susceptible d'être
inspecté. La durée de l'inspection est variable,
elle est rarement inférieure à 1 h.
Dans certains cas, l'inspection peut évaluer une équipe,
par exemple des maîtres travaillant dans le même
cycle, dans la même école, afin de voir comment
ceux-ci mettent en oeuvre la politique des cycles. Ce travail,
très intéressant du point de vue de l'animation
pédagogique, inquiète parfois les maîtres
dans la mesure où il est parfois difficile de mesurer
l'action des uns et des autres. Elle a pour mérite de
rappeler que le travail en équipe s'impose à nous
tous.
Lorsqu'un visiteur extérieur institutionnel vient visiter
un maître faisant la classe il va s'attacher à repérer
différents indicateurs.
Evaluateur, l'inspecteur est également formateur.
Un outil très utile, dont nous avons déjà
parlé sur le site est le référentiel de
compétences du professeur des écoles. Ce référentiel
est en général présenté aux futurs
professeurs des écoles au sein des IUFM http://web.lyon.iufm.fr/telechargement/ucfpe/oec-PE.pdf
http://crpe.free.fr/divers2.pdf.
hhttp://www.eduscol.education.fr/index.php?./D0033/FXNREF07.htm
À partir de ces documents nous avons proposé une
fiche permettant à l'enseignant d'adopter une attitude
réflexive sur sa pratique et de rechercher des points
pour appuyer sa réflexion et ses observations http://www.prepaclasse.net/fichiers/autoscopie.html .
Lorsqu'un formateur vient visiter un enseignant il va tenir compte
du contexte dans lequel le maître exerce et de l'histoire
personnelle de l'enseignant. Les exigences ne seront pas les
mêmes vis-à-vis d'un enseignant qui sort de l'IUFM,
d'un enseignant qui enseigne depuis cinq à dix ans ou
d'un enseignant proche de la retraite.
Il sera tenu compte également du parcours de l'enseignant,
de sa fréquentation par exemple des stages de formation
continue...
L'inspecteur au-delà des formateurs habituels que peuvent
être le maître formateur, le professeur d'IUFM, le
conseiller pédagogique doit en plus s'assurer que le fonctionnaire
qu'est l'enseignant respecte les règles institutionnelles
: règles relatives à l'absentéisme, à
la régularité, à l'éthique, au respect
de la sécurité des normes administratives, en un
mot l'inspecteur doit s'assurer que l'enseignant est un bon fonctionnaire...
L'inspecteur doit s'assurer de surcroît que tous les élèves
apprennent et progressent, qu'ils le font dans le cadre des instructions
officielles...
En France, l'enseignant est libre de ses démarches, il
a l'avantage sur beaucoup d'autres enseignants du monde de pouvoir
s'organiser dans le cadre institutionnel, mais il travaille bien
entendu au service des objectifs officiels.
Les indicateurs sont tellement nombreux, qu'un inspecteur s'attachera
probablement plutôt a observer de plus près tel
ou tel aspect. Il est possible que la découverte de la
classe in situ oriente ces observations.
Imaginons qu'un inspecteur découvre un enseignant en grande
difficulté de gestion de classe : il faudra procéder
à un diagnostic permettant de déceler pourquoi
ces difficultés existent, comment y remédier.
Cela peut venir de la personnalité de l'enseignant, l'histoire
de l'école, de choix pédagogiques inadaptées,
d'une organisation de la classe d'un plan de la classe qui ne
favorise pas le travail.
Finalement, un visiteur institutionnel comme l'est l'inspecteur,
va devoir au maximum recenser des points objectifs :
-- le nombre d'élèves présents, le taux
d'absentéisme
-- la tenue des documents administratifs obligatoires comme le
cahier d'appel
-- le respect des horaires officiels et des programmes
Il observera ensuite ce qui est montré de la pédagogie
dans la classe : ce qui est affiché, l'organisation matérielle,
les productions des élèves...
Il s'attachera à comprendre quelles sont les démarches
pratiquées par l'enseignant et a diagnostiquer les réussites,
le traitement réservé aux difficultés rencontrées.
C'est probablement grâce au questionnement mené
dans le cadre de l'entretien, que l'inspecteur pourra mettre
en perspective ce qu'il a observé dans la classe. Un enseignant
peut très bien ne pas réussir pleinement une séquence
face à l'inspecteur mais avoir en réserve des propositions
pertinentes pour remédier les difficultés rencontrées.
Un autre enseignant peut présenter une séquence
modèle qui n'est pas nous le savons révélatrice
de ses pratiques habituelles.
Avant de sanctionner ou féliciter, l'inspecteur doit aider
le maître à interroger sa propre pratique. Il doit
lui donner l'occasion de prendre conscience d'une part de ses
réussites professionnelles, mais éventuellement
de ses manques. Il est donc particulièrement intéressant
qu'un entretien avec un inspecteur se termine par la définition
d'objectifs, une sorte de contrat qui engage certes le maître
de son côté mais engage également l'inspecteur
responsable de la formation continue dans sa circonscription.
Par exemple, un inspecteur qui observerait chez ses maîtres
des manques notables dans la pratique de l'enseignement des sciences,
peut très bien proposer à ces enseignants de travailler
sur le sujet concerné dans le cadre des animations pédagogiques
ou des stages de circonscription.
Le rapport
hiérarchique, le cadre administratif a des aspects positifs
car il rappelle bien le contexte dans lequel chaque enseignant
fonctionnaire de l'état travaille et doit exercer ses
responsabilités. En même temps, il est un peu un
handicap, car l'enseignant tend souvent à justifier ses
pratiques, ou cherche à faire plaisir à son inspecteur.
Dans certains contextes, l'inspecteur est connu pour apprécier
plus telle ou telle pratique, défendre telle ou telle
discipline, favoriser telle ou telle organisation de la classe...
Et si ces choix sont souvent légitimes, argumentés,
il est difficile de les transférer, de les transposer
sans qu'ils soient vécus comme une contrainte. C'est pourquoi
l'inspecteur est souvent le porteur de la parole institutionnelle,
il est celui qui rappelle les textes, qui s'appuie sur les instructions
officielles avant de promouvoir "sa démarche".
Ainsi, lorsque l'inspecteur vient défendre une certaine
approche de la littérature jeunesse, il témoigne
qu'il ne s'agit pas d'une marotte personnelle, mais véritablement
d'obligations qui nous sont faites par les textes.
Il semble
important enfin, mais ce n'est toujours pas toujours techniquement
possible que les enseignants puissent être visités
régulièrement, y compris à leur demande
et que les rapports d'inspection leur soient communiqués
assez rapidement. Ces rapports, pour être bien compris
ne peuvent être ni lapidaires, ni ultra détaillés.
Sans démagogie, ces rapports doivent être responsabilisants,
créer une dynamique, engager le collègue dans un
travail où il se donnera des objectifs. Il est capital
aussi que le collègue ne se trouve pas seul face à
ces difficultés, mais puisse trouver appui sur l'équipe
de circonscription, les collègues du cycle, le directeur
de l'école.
À la différence des professeurs du secondaire,
les enseignants de l'école primaire sont notés
de manière unique à la fois pour l'administratif
et le pédagogique. Il est vrai que l'éthique du
maître, instituteurs ou aujourd'hui professeurs des écoles,
fait qu'il est difficile de dissocier les aspects relatifs à
la responsabilité purement administrative, à l'éthique,
de la conduite de la classe. Peut-être cependant, un socle
de la note constitué justement de ces éléments
permettant d'observer si le maître respecte ses devoirs
de fonctionnaire d'abord, s'il participe volontairement à
sa formation continue en suivant des stages (cela pourrait lui
rapporter des points) serait à distinguer de la partie
purement pédagogique.
Les rapports d'inspection, permettent aujourd'hui à l'enseignant
d'écrire quelques commentaires. Parfois, les inspecteurs
proposent avant de visiter l'enseignant des questionnaires qui
vont permettre de préparer l'inspection... Il serait peut-être
intéressant que chaque enseignant puisse tout au long
de sa carrière se constituer comme un livret personnel,
un document où il consignerait ces rapports d'inspection,
les commentaires qu'il pourrait y apporter, les apports de la
formation continue, ce support pourrait être présenté
à l'inspecteur de façon facultative pour aider
le dialogue lors de l'entretien... Les enseignants pourraient
être appelés également plus régulièrement
à expliciter leurs difficultés et leurs besoins
au sein des animations pédagogiques, des stages de formation
continue.
Nous avons juste esquissé la question des équipes
en évoquant l'équipe des maîtres du cycle,
nous pourrions évoquer également les projets d'école,
il faudrait voir dans quelle mesure il ne serait pas très
intéressant de motiver des équipes à travailler
ensemble, quitte à réfléchir à terme
à la problématique du mouvement qui repose aujourd'hui
sur le seul barème. Mais c'est là un sujet tabou
de plus !
Bien cordialement.VB
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