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Problème posé :
Savoir
quoi corriger, quand et comment corriger les productions des
élèves à l'école primaire.
Faire la vaisselle
ou intégrer la correction à la démarche
?
Un collègue
et néanmoins ami disait en parlant de la pile de cahiers
qui l'attendait en fin de journée "je vais faire
la vaisselle". La correction est parfois perçue
comme un passage obligé et contraignant mais elle est
aussi avec le stylo rouge l'emblème de l'un des derniers
lieux de pouvoir symbolique du maître qui malgré
lui ou volontairement y exprime souvent sa personnalité
et sa conception de l'apprentissage.
"Mal, Nul, Passable, Bien" ou commentaires rageurs
dans la marge , écrits sans ménagement parfois
en pleine page du cahier de l'élève peuvent aller
jusqu'à faire fi des exigences de soin demandées
à l'enfant. Nous avons souvent vécu nous mêmes
ce type de pratiques et il nous arrive de les reproduire.
De même, une appréciation sur l'orthographe comportant
une faute ne sera pas du plus bel effet... Pas plus un commentaire
élogieux pour un travail visiblement peu soigné
avec des erreurs oubliées...
Ces descriptions à l'emporte pièce ne traduisent
pas forcément la réalité la plus commune
et il faut nuancer, mais l'examen de cahiers corrigés
aujourd'hui y compris par des maîtres débutants
montre que ce type d'habitudes reste fréquent.
Souvent incompréhensible pour l'élève, confondant
l'erreur avec une faute, accompagnée de la note sanction,
la correction pour être de plus en plus voulue comme formative
n'en est pas moins généralement reléguée
en fin de parcours, après la séance, en fin de
journée...
Elle suppose dans certains cas un appel à la "remédiation"
terme médical et ambigu. L'erreur est à la fois
fréquemment prévisible et donc évitable.
Mais l'erreur est surtout parlante car elle témoigne des
procédures d'apprentissage de l'élève.
Lorsqu'elle
s'inscrit dans le schéma classique: leçon, exercices
d'application, correction... Cette dernière rique de devenir
fastidieuse pour l'enfant qui a compris et pas toujours adaptée
à celui qui a échoué.
On pourrait
d'ailleurs distinguer divers types de correction :
- celles qui relèvent de la relecture (mots ou lettres
oubliés) dans la copie...
- celles qui relèvent de la forme (norme de mise en page,
qualité de lisibilité, écriture et choix
du scripteur, construction de tableaux, collages...) mais on
sait que le choix de la forme traduit souvent la façon
dont la notion est intégrée
- celles qui relèvent de la compréhension (savoir
exprimer que l'on a compris une notion par l'écrit...
que le concept soit appliqué de manière implicite
ou progressivement plus raisonnée, savoir exprimer un
savoir faire...)
- celles où l'on est capable de recenser (vérifier)
les erreurs mais aussi ce qui est "juste"...
Dans certains cas la correction est possible pour l'élève
qui saura s'appuyer sur des outils.
Dans d'autres, elle n'est pas encore à sa portée
(orthographe encore difficile, notion complexe) mais également
parcequ'il manque à l'élève des capacités,
il ne lui est pas toujours possible d'intervenir utilement.
...
Cela rappelle au passage la nécessité de différencier
les exercices proposés qui doivent à la fois être
adaptés au niveau de l'élève mais également
l'aider par l'expérience qu'ils apportent à acquérir
une nouvelle connaissance.
Les maîtres savent-ils toujours formaliser ce qu'apporte
un exercice donné en terme de compétences spécifiques
?
L'élève sait-il toujours pourquoi on lui fait fait
faire tel exercice ?
Une aide
en amont (un conseil, une indication, une amorce d'explicitation
de stratégie), ou au fil de l'eau (un coup de pouce, un
mot clé, une mise au point collective, une explicitation
de stratégie) peuvent être plus profitables.
Il importe
en tout cas d'intégrer la correction à la démarche
d'apprentissage pour lui donner du sens.
Le statut
de l'erreur
Au coeur
de la correction, la
place de l'erreur comme témoin d'un savoir en construction
est riche et constructive.
L'erreur
n'est pas une faute. Il n' y a pas de coupable.
L'erreur est parlante. Entre celui qui a écrit "ils
chante" et celui qui a écrit "ils chantes"
, si aucune des deux réponses n'est valide, la deuxième
témoigne d'un savoir en construction plus avancé.
Les élèves sont à même en particulier
lors de débats réglés d'expliciter ce type
d'erreurs, d'évoquer leurs stratégies...
L'enfant doit comprendre que "la bonne réponse"
n'est pas le fruit du hasard même si pour grande part des
automatismes peuvent aider à éviter l'erreur...
Ces automatismes doivent cependant pouvoir être explicités.
Il ne suffit pas de copier un mot pour s'en souvenir (on peut
même fixer une erreur par une copie malencontreuse) et
il n'est pas pertinent de recopier cent fois la correction d'un
accord.
La pédagogie
par cycles
La récurence
d'une erreur ou d'un type d'erreur par classe d'âge ou
au fil du parcours d'un élève mérite une
réflexion du conseil de cycle. La compétence est
l'objectif vers lequel on doit tendre en variant si besoin les
stratégies.
Le recensement des erreurs "types" et leur analyse
devrait être un axe de travail du conseil.
Il faut
que le conseil des maîtres de cycle puisse sérier
pour une compétence donnée les différentes
entrées qui permettront de l'approfondir, de l'affermir
ou de l'aborder autrement. Il s'agit bien de parler de compétences
à atteindre et d'évoquer le différencié
non pas comme une stratégie d'aide a postériori
mais comme une approche envisagée au départ.
La correction permet d'impliquer l'élève dans son
projet personnel d'apprentissage qu'il soit en PPAP (projet personnalisé
d'aide et de progrès après une évaluation
nationale ou intermédiaire) ou sur des compétences
qui ne sont pas forcément des compétences de base.
La trace
Le statut
donné à l'erreur, implique qu'on en garde trace.
Il faut d'une part savoir recenser les réussites, y compris
au sein de la correction " j'ai réussi à
..." et savoir analyser dans l'erreur ce qui a bloqué
(un outil inadapté, un lexique peu clair, un conflit cognitif,
un manque de mémorisation...).
La confrontation des productions ne doit pas désigner
des fautifs, mais demander à tous même ceux qui
"marchent bien" de justifier de leurs choix. Interactive
et démonstrative, la correction est aussi un temps d'apprentissage
par l'imitation.
Très souvent l'erreur d'une réalisation tient au
fait qu'on ne connait pas en tant qu'apprenant le produit "attendu"...
un peu comme si l'on vous demandait de réaliser une tarte
aux fraises sans avoir jamais vu ni goûté une telle
pâtisserie. Difficile alors d'être conforme à
la norme attendue et de comprendre pourquoi il faut mélanger
des ingrédients disparates, beurrer le moule et piquer
la pâte si vous n'avez pas expérimenté, été
éclairé par un "démonstrateur"
et un peu compris les effets d'une flamme trop vive...
D'autre part, effacer les traces de l'erreur (gommer) , permet
au final d'aboutir à un produit finalisé de qualité
mais ne rend pas compte du cheminement intellectuel. Les traces
de travaux menés en résolution de problèmes
(conservation des schémas, tableaux, essais d'opérations)
ou dans un autre domaine les différences hypothèses
émises en sciences avant l'expérience, tout cela
comme le brouillon d'expression écrite témoigne
du travail mené.
La correction
implique souvent de refaire mais pas forcément "par
dessus"ou "dessous". Cela peut être aussi
"autrement" ou "ailleurs".
L'erreur,
l'essai doivent pour pouvoir être analysées être
observables. La fonction du cahier d'essais ou de recherches
est à valoriser mais très souvent faire directement
sur le cahier de classe ou du jour n'est pas préjudiciable.
L'usage de grands cahiers permet d'adopter une mise en page facilitatrice.
On peut par exemple travailler sur la double page en réservant
une très large marge à droite au moins dix carreaux
...
On doit
pouvoir également lors d'un travail en mathématiques
ou en expression écrite, rechercher plusieurs "possibles",
savoir noter des choix entre lesquels on hésite et proposer
ces choix à la réflexion collective sans risquer
la sanction immédiate. Je propose ceci ou celà...
J'hésite entre cette réponse et une autre. On voit
bien ici que la démarche est ouverte et constructiviste.
Il faut
aussi savoir reconnaître dans la diversité de bonnes
réponses qu'il peut y en avoir plusieurs acceptables et
qu'elles peuvent être classées entre elles : des
réponses bonnes mais différentes, des réponses
justes mais dont certaines formulations sont plus "économiques"
ou plus lisibles ou plus respectueuses de la norme.
Il est bon de savoir que tout problème n'appelle pas forcément
une réponse unique dans sa formulation du moins.
En orthographe
l'élève peut noter qu'il hésitera entre
telle et telle orthographe et trouver ensuite une aide dans le
débat avec ses camarades ou le recours méthodologique
à un outil (répertoire, dictionnaire, fichier...).
Le travail de groupe peut trouver là pleine justification.
Nous avons par exemple mené en expression écrite
des ateliers de correction ou une "commission de correcteurs"
nantie d'outils (grilles, dictionnaires...) devait relire et
reprendre le sproductions d'autres élèves.
La place de l'évaluation
La correction
contribue à l'évaluation ponctuelle et formative
de l'élève. Mais on doit pouvoir corriger sans
que cette étape soit systématiquement consécutive
à la notation.
C'est pourquoi
il est pertinent que la correction "rapporte des points"
par exemple en dictée.
La question de la
notation
Sans revenir
ici sur les questions relatives à l'ambiguité de
la notation et aux apports de la docimologie, il est important
que la notation puisse prendre appui sur des critères
objectivés. L'idéal est de pouvoir se fonder sur
des compétences opérationnelles "j'ai su faire",
"j'ai réussi à " que l'élève
va pouvoir identifier.
Dans l'absolu,
nous militons pour la disparition de la notation chiffrée
ou lettrée au moins jusqu'en quatrième du collège
au profit d'une évaluation fondée sur le recensement
des compétences réussies, des compétences
à renforcer et à affermir. En parlant de compétences
on évitera d'entendre trop tôt un élève
se décrire comme bon ou mauvais dans un domaine et par
la même se disqualifier précocément (ou se
survaloriser...). Les représentations sociales fortes
opposant littéraires et scientifiques par exemple, s'en
trouveraient ainsi réduites.
Dans la mesure où les notes perdurent et tant que l'institution
ne les interdira pas, il faut recourir à divers modes
de notation, les banaliser, faire que les élèves
puissent se noter eux-mêmes et que la note ne devienne
qu'un indicateur parmi d'autres en se libérant de l'esprit
de compétition qui ne doit pas être confondu avec
le projet personnel.
Que corrige-t-
on ?
D'une manière
générale tout écrit devant servir de référence
ou devant être communiqué vers l'extérieur
ou la famille...
Tous les
écrits du tableau.
Le maître doit se relire, préparer à l'avance
si besoin, utiliser le dictionnaire devant les élèves,
inciter les élèves à l'aider à verifier
les textes écrits au tableau et qui doivent avoir valeur
exemplaire surtout lorsqu'ils seront recopiés.
Le maître peut par son attitude montrer qu'il est en vigilance
orthographique permanente.
Lorsqu'un élève écrit au tableau, il en
va de même.
Tous les
affichages de la classe
Qu'ils soient des affichages de référence, mémoire,
informatifs... de la maîn du maître ou des élèves,
tous les affichages doivent être corrigés... On
voit trop souvent de beaux exposés affichés dans
les couloirs avec des fautes énormes...
Tous les
écrits publiés sur le site Web de la classe ou
de l'école...
Tous les
cahiers des élèves sauf le cahier de brouillon
personnel à la rigueur doivent être corrigés.
Le résumé d'Histoire, la poésie, la leçon
de grammaire doivent être corrigés par le maître
à l'aide d'un code de correction. Ce code simple peut
être élaboré par la classe. Dans certains
cas, un cahier de référence peut aider l'élève
à retrouver un écrit "modèle".
Ce cahier
peut être tenu à tour de rôle par les élèves
(cahier de roulement).
Un atelier hebdomadaire de correction peut être mis en
place pour ce type d'écrits. Les élèves
doivent eux mêmes reprendre leurs erreurs.
Si un écrit
est trop lourdement chargé de fautes d'orthographe pour
pouvoir être corrigé utilement il faut que le maître
l'indique en haut de la page.
L'idéal
est que chaque type de cahier puisse être vu régulièrement
de façon à ce que chaque fin de semaine puisse
permettre de présenter le cahier de classe et un autre
type de support aux parents.
On peut construire un tableau de roulement de la correction des
cahiers.
Il faut
ensuite distinguer dans les exercices ce qui peut être
corrigé directement par l'élève (une erreur
de calcul) de ce qui relève d'une incompréhension
plus lourde.
Par exemple, si on a travaillé sur une notion et que celle-ci
n'est visiblement pas "passée", on peut proposer
un atelier différencié pour la reprendre. Mais
on notera à la fin du travail (grille par exemple) le
type d'erreurs à reprendre et après l'atelier l'élève
pourra être appelé à reprendre son travail.
Pourquoi corrige-t-on
et pour qui ?
La question
semble peut-être aller de soi... Ce serait pour l'élève.
Mais ce doit être aussi du point de vue de la norme institutionnelle
pour la classe, les parents, les visiteurs... La correction du
travail témoigne d'une capacité à le reprendre,
du sens de l'effort, du travail bien fait.
Dès la maternelle c'est une capacité à développer.
On corrige pour développer un état d'esprit face
au travail, pour élever le niveau d'exigence.
Au delà, il faut se demander à chaque fois, si
c'est bien pour l'élève que l'on corrige. Autrement
dit s'il comprend la correction.
C'est pour cette raison qu'une correction systématiquement
faite par le maître n'est pas forcément pertinente
surtout lorsque le maître corrige directement l'erreur
sur le cahier et que l'élève ne sera pas conduit
à relire de manière approfondie.
Il en va de même pour les longues corrections collectives
copiées simplement sans s'assurer que tout le monde a
compris. On voit des classes d'ailleurs où tous les élèves
même ceux qui ont tout réussi doivent tout écrire
de nouveau et cela semble fastidieux.
En revanche, dans certains cas, la copie parfaite peut aider
l'élève à mieux s'approprier le "produit
fini".
Pour le maître la correction est l'occasion de procéder
à des relevés d'erreurs et / ou de réussites.
L'outil informatique peut permettre de gérer des tableaux
à double entrée et ainsi aidera à organiser
la suite du travail (PPAP, différencié).
Les écrits
collectifs, les écrits du maître
Sans reprendre
ce qui est écrit plus haut, il faut s'en tenir à
cette règle simple, tout écrit dit de "synthèse",
leçon ou résumé doit être parfaitement
orthographié et faire l'objet d'une correction vigilante.
Il faut d'ailleurs s'interroger souvent sur des résumés
ou des relevés de conclusions un peu hâtifs. Certaines
leçons copiées, par exemple en grammaire, ou en
sciences comportent des erreurs notionnelles.
Il faut absolument s'assurer de la validité de ce qui
est énoncé en confrontant divers manuels.
Tout ce qui va servir de référence doit être
simple, clair et précis.
Il faut également vérifier la conformité
aux programmes (terminologie).
Au passage
: rappelons qu'il faut éviter de multiplier les photocopies.
Dans mes classes je m'étais à la fin donné
comme règle simple (gestion par les élèves)
"pas plus de trois photocopies par semaine".
Par ailleurs, le format de ces écrits doit être
adapté aux cahiers, ceux-ci doivent être facilement
lisibles (une feuille pliée n'est jamais relue).
Les écrits
de l'élève
Sauf dans
le cas de dysorthographie ou de dyscalculie manifeste, on doit
pouvoir obtenir que l'enfant reprennne régulièrement
son travail et le corrige.
On se donnera des règles simples (recopier une opération
et non écrire par dessus), écrire une phrase en
entier et non simplement rajouter la lettre qui manque...
On évitera d'arracher des pages ou de se facher. En revanche,
on pourra reprendre le travail sur une nouvelle page. Il est
intéressant dans les petites classes et en début
d'année, de prendre des cahiers avec un nombre de pages
peu élevé. Les cahiers sont plus maniables et surtout
si la qualité du soin a manqué, le cahier suivant
viendra assez vite et donnera une "nouvelle chance"
de mieux présenter.
On apprendra à barrer l'erreur plutôt qu'effacer.
L'effaceur et le blanc, outre qu'ils sont des outils qui posent
des problèmes techniques sont à proscrire. L'erreur
n'est pas honteuse.
Pour la dictée sauter des lignes n'est pas forcément
pertinent. On perd ainsi la continuité textuelle et les
paragraphes. Il est moins facile de se relire. Il en va de même
pour l'expression écrite.
Il est mieux d'utiliser la double page et de corriger "en
face" ou même de travailler parfois sur des formats
divers (feuilles A4 que l'on va découper et coller sur
des feuilles A3 par exemple en expression écrite...)
Si on travaille
avec le traitement de textes informatique, il est bien d'enregistrer
à différentes étapes les différentes
moutures du texte pour en mesurer l'évolution.
Le recours
au crayon à papier pose souvent des problèmes de
lisibilité sauf en géométrie. L'usage du
stylo vert aussi. Le stylo noir est souvent plus efficace ou
pourquoi pas le rouge le maître pouvant choisir une autre
couleur.
Chaque chose en son
temps
Le regard
réflexif sur une production est difficile pour l'enfant
(comme pour l'adulte) .
C'est souvent plus facile lors d'une relecture ultérieure
de reprendre un travail.
Si la correction d'opérations sur les multiples peut intervenir
très vite après l'exercice, celle d'un problème
ou d'une dictée peut être différée.
Un moment intéressant est le bilan intermédiaire
qui consiste à lancer les élèves sur le
travail pendant dix à quinze minutes, puis leur faire
expliciter les difficultés et stratégies...
A cet égard, le travail sur la correction est très
lié à celui sur la consigne. Il faut abolument
inciter les élèves à réfléchir
aux consignes données, leur faire expliciter ce qui est
attendu par un vrai travail de lecture et d'analyse.
Tout n'est peut être pas à corriger collectivement,
ensemble... mais il peut être bien de le faire en ateliers.
Quand corriger ?
Immédiatement
après un exercice rapide en faisant intervenir les élèves
de manière dynamique et ludique.
Il faut utliser le tableau en organisant son espace, en jouant
avec les couleurs... et surtout être ultra lisible.
Certaines corrections peuvent s efaire sur affiche et être
conservées un temps au mur comme référent.
De façon différée pour les corrections des
textes copiés (on corrige en s'aidant du code de correction
avec des outils).
Après un atelier de rémédiation permettant
d ereprendre la notion incomprise.
Lors d'un atelier de correction (correction mutuelle en groupe,
en binômes...)
Comment corriger ?
En prévoyant
à l'avance sur le cahier un espace pour la correction.
En veillant à ce que l'élève soit acteur
de sa correction et puisse continuer d'apprendre grâce
à elle.
Pour le maître plutôt en différé ce
qui lui permet de noter les erreurs et réussites récurentes
chez un élève ou un groupe d'élèves.
Il est mieux de répartir les corrections par exemple lorsqu'il
s'agit de corriger des textes en expression écrite...
Le travail en ateliers roulants, avec des plans de travail facilite
cette approche.
On pourra organiser la correction avec des grilles, des fiches
indicatrices, des outils (dictionnaire d'orthographe, de conjugaison...
tables).
Dans la correction d'un problème si l'objectif est le
raisonnement on pourra partager le travail de vérification
des opérations et les élèves s'attacheront
ensuite au raisonnement.
Il existe
de nombreux fichiers auto correctifs que les élèves
peuvent utiliser et manipuler souvent eux-mêmes. On se
rendra compte que le taux de "tricherie" est faible
surtout si un relevé est effectué.
Corriger
c'est aussi savoir refaire un exercice du même type. Les
élèves peuvent être incités à
créer eux-mêmes des exercices notionnels "à
la manière de"... et un temps d'échange peut
s'organiser.
Interroger nos pratiques
La correction
du travail touche à la fois des questions relatives aux
démarches, mais aussi à l'économie et à
l'ergonomie de la classe.
Il faut peut-être analyser comment se passe la correction
d'un point de matériel, ce qu'elle apporte, comment elle
pourraît être améliorée.
Les classes coopératives utilisant des plans de travail
savent intégrer au quotidien la correction comme un atelier
habituel de travail.
Lien interne au site :
Courrier paru dans la prepalettre
62
la correction de la dictée
http://www.prepaclasse.net/fichiers/dict%E9e.html
une analyse de séquence http://www.prepaclasse.net/fichiers/orthogr.html
à propos de la remédiation http://www.prepaclasse.net/fichiers/remediation.html
gestion du temps et de l'espace
http://www.prepaclasse.net/temps/temps5.html
la copie et son intérêt http://www.prepaclasse.net/fichiers/copie.html
Liens externes sur le sujet
http://www.primecole.com/BoiteOutils/ten_cah.pdf
Illustration dans la pédagogie
Freinet du statut de l'erreur en calcul http://www.freinet.org/icem/outils/calcul.html
Elements bibliologiques http://www.afef.org/FA_140.htm
REAGIR faire part d'expériences,
de questions ou de commentaires.
vincent breton Paris droits réservés février
2004 |