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I. Introduction
Après
avoir redouté le Cours Préparatoire pendant plusieurs
années, j'ai eu un jour la charge de cette classe.
Comment un enfant apprend-il à lire ? Comment allais-je
apprendre à lire aux élèves ? Quelle méthode
suivre ?Que faire pour que tous les enfants sachent lire à
la fin de l'année ? Voilà les questions que je
me posais inévitablement face à l'apprentissage
de la lecture.
La première année j'ai suivi la méthode
adoptée par mes collègues, puis j'ai choisi une
méthode que je trouvais captivante : la méthode
Mika. Je l'ai exploitée pendant cinq années. Je
me suis aperçue que cette classe de CP était en
réalité passionnante car elle suscite sans cesse
la recherche pédagogique et petit à petit j'ai
eu envie de créer une méthode d'apprentissage de
la lecture.
Mais pourquoi créer une méthode alors qu'il y en
a déjà d'excellentes ?
II. Les inconvénients
de suivre une méthode "clé en main".
A - Des textes et
des exercices pas toujours adaptés aux élèves.
Les acquis d'une classe issue d'une zone favorisée où
l'univers du livre est présent au sein de la famille ne
sont pas identiques à ceux d'une classe en ZEP. Il me
semble donc inadéquat de leur proposer les mêmes
textes, le même vocabulaire. De façon plus nuancée,
ce problème se pose également dans une école
où le niveau des classes peut varier selon les années.
Il est alors regrettable de ne pouvoir accroître ou diminuer
la difficulté des textes et des exercices.
Suivre une méthode contraint à suivre aussi sa
progression. Comment faire lorsqu'on a une classe qui apprend
à un rythme très lent ? Si on garde le rythme proposé
par la méthode, les élèves n'arrivent plus
à suivre. Si on choisit d'avancer au rythme de ses élèves,
on risque de se retrouver au mois de mars à lire un texte
qui décrit " le beau sapin de Noël "!
Selon les régions, la prononciation des mots varie. Présenter
dans le sud de la France une séquence sur les graphies
du son [E] illustrées par un balai ou un jouet ne me semble
pas pertinent. Pour des élèves parisiens, cela
sera par contre tout à fait cohérent.
La présentation des exercices ne favorise pas toujours
l'autonomie des élèves. L'intervention du maître
est alors souvent nécessaire. Or, il me semble important
que l'enseignant s'efface le plus souvent possible pour permettre
à l'élève de surmonter par lui-même
les obstacles qu'il rencontre. Pour cela il est indispensable
d'ajuster avec précision la tâche. Ainsi, les élèves
fonctionnent selon leur propre rythme et l'enseignant peut apporter
une aide particulière à ceux qui en ont besoin.
B - Des textes qui
n'exploitent pas le vécu des enfants.
Un manuel exclut bien évidemment l'exploitation de situations
et d'événements vécus par les enfants. Or,
comme l'affirme Jean Foucambert dans La manière d'être
lecteur (1994) : " On ne peut séparer les situations
de lecture de l'ensemble des activités de l'enfant ".
C - Difficulté
à maintenir la motivation pour tous jusqu'à la
fin de l'année.
Pour la plupart des méthodes, l'enthousiasme est général
au début de l'année. Mais pour certains élèves,
la motivation s'estompe. Dès que l'enseignant observe
une certaine lassitude, il serait bon qu'il puisse relancer aussitôt
sa classe en quittant le manuel et en proposant d'autres supports
en fonction de l'intérêt de ses élèves.
Or le manuel ne permet pas une telle souplesse, on est toujours
tenté de terminer l'histoire commencée, de suivre
la progression pré-établie.
D - Manque de stimulation
en matière de recherche pédagogique.
Le fait de suivre une méthode suscite modérément
l'activité de l'enseignant. Comment faire avec passion
la même leçon pendant 10 ans ? Changer de méthode
ne résout pas le problème, il le déplace
dans le temps. Ce métier est captivant et je ne peux l'envisager
que comme une recherche et une réflexion pédagogique
permanentes, ayant une application pratique.
Suivre une méthode
" clé en main " donne à l'enseignant
un cadre sécurisant. J'ai eu beaucoup de plaisir à
suivre la méthode Mika car elle est très diversifiée,
elle essaie même de donner une part au vécu des
élèves. Elle m'a permis de débuter dans
le domaine de l'apprentissage de la lecture dans un cadre rigoureux
élaboré par des personnes expérimentées.
Cependant, le principe de suivre une méthode m'empêchait
de m'adapter réellement à mes élèves
et me privait d'une certaine liberté que seule la création
de ma propre méthode pouvait satisfaire.
III. La méthode
Tinou
La méthode que
j'ai créée s'appuie sur différents supports
:
" Une marionnette
: Tinou
Support de saynètes, elle développe une relation
affective dans la classe.
" Des textes liés
à la vie de la classe.
vendredi 31 janvier
2003
Il neige !
Ce matin, au lieu
de travailler nous sommes descendus dans la cour pour attraper
des flocons de neige !
Nous avons même joué avec nos amis de la maternelle.
Nous nous sommes bien amusés. Il neige de plus en plus.
Cet après-midi on pourra peut-être lancer des boules
de neige

En liant les textes à la vie de la classe le monde de
l'écrit devient concret et prend du sens pour l'enfant.
J'ai observé que partir de situations réelles motive
davantage les élèves dans leur apprentissage.
Voici un exemple d'un texte créé à partir
d'un événement : il neige à l'école.
Le matin, les enfants ont écrit ce texte et je les ai
pris en photo.
Entre midi et deux, j'ai préparé des exercices
à partir de ce support et imprimé cette page pour
chacun. L'après-midi ils ont fait leur fiche de travail
tout en riant. Ce texte avait du sens pour tous.
"Un conte illustré, créé
par mes élèves de l'an dernier: " Les aventures
de Marmotine "
Texte n°3
Tinou en promenade
Un matin d'été,
Marmotine se promenait le long d'un ruisseau.
Tout à coup, tous les animaux de la montagne s'immobilisèrent
: ils sentaient un danger ...
Texte et illustration : élèves du CP de la Rouvière
2001/2002
La marionnette Tinou, raconte ici ses aventures sur 19 textes.
Pour découvrir l'histoire, le lecteur utilise plusieurs
stratégies. Grâce à l'illustration et au
texte étudié précédemment, il va
émettre des hypothèses, anticiper sur le sens.
Il va pouvoir reconnaître globalement certains mots. Le
travail sur les sons lui permet de décoder d'autres mots.
Enfin, les mots non lus seront trouvés grâce au
contexte ou "soufflés" par l'enseignant.
Les enfants sont particulièrement motivés pour
découvrir la suite de ce conte, écrit par leurs
camarades.
Un livre de littérature
enfantine
Après avoir étudié le conte, les enfants
sont prêts pour découvrir un livre de littérature
enfantine. Cette phase est un des aboutissements de l'apprentissage,
elle introduit le jeune lecteur dans l'univers du livre.
Des étiquettes
Le travail réalisé à partir des étiquettes
développe certaines compétences nécessaires
au démarrage de la lecture: la mémorisation, la
discrimination, la conscience de la correspondance entre les
phonèmes et les graphèmes. Ce travail est essentiel
en début d'année pour que l'enfant ne se contente
pas de réciter un texte retenu par-cur et qu'il
établisse le lien entre l'oral et l'écrit.
Des fiches de travail
Les fiches sont conçues pour que l'élève
puisse travailler à son rythme en autonomie dès
le début du CP, grâce à l'utilisation d'idéogrammes.
Les exercices proposés développent les outils nécessaires
à l'apprentissage de la lecture. Voici quelques exemples
d'exercices extraits des fiches de travail:
La compréhension
Entoure
la phrase vraie
Ce matin on a reçu une lettre de la maternelle.
Aujourd'hui il a neigé et on a attrapé des flocons.
Ce matin on a beaucoup travaillé.
La
conscience phonologique
Relie
si tu entends le son [m] dans le prénom.
[m]
L'anticipation
Complète.
Cet après-midi,
on va peut-être jouer à lancer des boules de _____________.
La
correspondance phonèmes/graphèmes
Complète par la syllabe qui convient.
la ba
de - le carna
.. - le bibe
.. - la
.. belle
La
discrimination visuelle
Colorie
l'étiquette identique au modèle : marmotte
carotte marmot
marmite motte marmotte marotte Découpe et range les étiquettes
dans l'ordre.
Aujourd'hui
sablés . on des va faire
Les exercices sont très
variés afin de maintenir la motivation et l'attention
des élèves. Ils doivent alternativement écrire,
colorier, entourer, relier, découper, coller.
Une part est consacrée à la manipulation des mots
afin d'exploiter la mémoire kinesthésique.
Des fiches de sons
Ces fiches sont un récapitulatif de tous les mots contenant
le son étudié, que les enfants sont capables de
lire (soit globalement soit en les décodant ). Des exercices
sur la correspondance phonie-graphie se font également
quotidiennement sur l'ardoise. Ce travail a pour but de permettre
à l'enfant la maîtrise du code pour accéder
au sens. Je le mets en place dès le début de l'année.
Un cahier de vie
Le cahier de vie permet une communication entre l'école,
l'enfant et sa famille. D'une part, l'élève y écrit
une information sur ce qui s'est passé à l'école
au cours de la semaine, pour la communiquer à ses parents.
D'autre part, il y raconte ce qu'il a fait pendant le week-end
pour en informer ses camarades le lundi. Ce cahier est un véritable
tremplin vers des séances de langage, de lecture et d'écriture.
Dans La lecture à l'école (1986), Eveline Charmeux
explique que "La lecture est une situation de communication"
et que "l'école doit insérer la lecture dans
des situations de communications authentiques."
Un fichier individuel
de jeux, un coin bibliothèque, un coin jeux.
Chacun ayant son rythme propre, il est indispensable de prévoir
des activités pour les enfants qui ont terminé
un travail. Ces activités en libre-service offrent à
l'enfant une nouvelle approche ludique de la lecture en totale
autonomie.
IV.
L'intérêt de créer une méthode d'apprentissage
de la lecture.
A - Créer sa
méthode permet de s'adapter à chaque enfant:
1. S'adapter
au vécu et aux acquis de l'enfant.
Créer ma méthode me permet de la faire évoluer
en fonction de la vie de la classe, des événements,
des projets d'école. Les textes et les illustrations sont
alors directement liés au vécu des enfants. L'utilisation
de l'informatique et de la photo numérique, dans la création
de la méthode apporte la souplesse et la spontanéité
nécessaires pour s'adapter à toutes les situations.
Tous les élèves n'ont pas les mêmes acquis.
Jacques Fijalkow et John Downing écrivent dans Lire et
raisonner (1984) " Les enfants qui ont eu un contact avec
l'écrit avant d'apprendre à lire sont meilleurs
lecteurs que ceux qui n'ont eu aucun rapport avec les livres
". Repérer les acquisitions des élèves
dès le début de l'année me permet de construire
un travail à partir de mes observations. Je peux alors
adapter avec justesse la difficulté des tâches à
mes élèves et ainsi mieux les aider à apprendre
à lire.
2. S'adapter au rythme,
aux stratégies, aux modes de mémorisation de chacun.
Les enfants n'ont pas tous le même rythme. Jacques Fijalkow
confirme que l'apprentissage se fait dans un " espace temporel
large " (chacun aborde la lecture à un moment T qui
lui est propre) et ne s'effectue pas dans un ordre immuable.
Pour cela j'utilise dès le début de l'année
des idéogrammes permettant la compréhension des
consignes et la réalisation en autonomie des fiches de
travail.
Nicole Van Grunderbeeck s'intéressant au profil des lecteurs
en difficulté (1997) a observé que pour reconnaître
les mots d'un texte les élèves utilisent "
trois stratégies essentielles: la reconnaissance visuelle
immédiate, la segmentation des mots et les correspondances
grapho-phonologiques, l'utilisation du contexte. L'élève
en difficulté a tendance à surutiliser une stratégie
au détriment des autres. La démarche pédagogique
s'adapte au profil du lecteur. "
Comprendre les stratégies utilisées par mes élèves
me permet de doser les différentes approches au sein de
ma méthode en introduisant de nouveaux textes et de nouveaux
exercices. Cette démarche est complétée
par des fiches de remédiation qui apportent une réponse
différenciée au développement des stratégies
de chacun.
J'ai constaté que si le travail proposé est trop
difficile, cela entraîne généralement à
long terme une frustration et un abandon de la part de l'élève.
Comme le conseille le livret Lire au CP du CNDP (2003), j'interviens
"avant les temps collectifs" auprès des élèves
en difficulté en leur apportant une aide individuelle
supplémentaire. L'élève, ayant ainsi la
possibilité de surmonter les obstacles car la tâche
est ajustée à ses compétences, va pouvoir
construire son savoir. Lors d'une conférence à
Valence (10/12/96), Philippe Meirieu insistait sur l'importance
de " s'appuyer sur ce qu'ils sont, se mettre à leur
portée mais ne pas se mettre à leur niveau ".
L'enfant est ainsi capable de réaliser la même tâche
que les autres : il est valorisé et " tiré
vers le haut ".
Les enfants n'ont pas tous la même façon de mémoriser
: certains ont une mémoire plutôt visuelle, d'autres
plutôt auditive et d'autres encore ont une mémoire
kinesthésique. Or, les méthodes proposent très
rarement des manipulations de mots, de phrases. C'est en regardant
une émission à la télévision sur
des enfants en difficulté scolaire qui ne savaient pas
lire, que je me suis aperçue qu'il ne fallait surtout
pas négliger cet aspect de la mémoire. Ces enfants-là
apprenaient à lire en touchant les mots en les assemblant
avec leurs mains avant de le faire mentalement. Il me semble
donc nécessaire de proposer également cette approche
de la lecture, de manière à ce que chacun puisse
y accéder de la (des) manière (s) qui lui convient
(-ent) le mieux. Ma méthode reprend des exercices qui
font appel à la mémoire visuelle et à la
mémoire auditive. Elle propose en plus des exercice développant
la mémoire kinesthésique. Ces exercices nécessitent
le découpage du support par les élèves.
B - Créer sa
méthode permet de mieux entretenir la motivation des élèves
C'est la septième année que j'ai un CP et j'ai
toujours observé que " la motivation , l'envie est
essentielle dans l'apprentissage de la lecture" (Michel
Lobrot, Lire avec épreuves pour évaluer la capacité
de lecture ", 1973 ). En étant auprès des
élèves, on peut analyser les motivations globales
de la classe mais aussi celles de chacun. Il est alors facile
de proposer des activités liées à leur intérêt,
pour peu qu'on ne soit pas enfermé dans le carcan d'une
méthode et que la créativité de l'enseignant
puisse s'exprimer.
Ma méthode est non seulement un outil matériel,
mais aussi une conception de l'apprentissage de la lecture. Elle
propose des situations réelles dont le but est que lire
devienne indispensable et amusant pour tous.
J'ai par exemple créé le " jeu des enveloppes
" qui consiste à retrouver dans l'école une
enveloppe grâce à des indices écrits. Chaque
équipe de 3 élèves doit trouver son enveloppe.
Chacune contient un morceau de texte (une recette que nous allons
faire, une lettre, etc.) Ce jeu me permet d'adapter la difficulté
des indices à chaque équipe et motive des élèves
qui n'ont pas encore saisi l'intérêt d'apprendre
à lire.
Dans La manière d'être Lecteur (1994) Jean Foucambert,
écrit : " L'effort principal et premier consiste
à permettre à l'enfant de vivre des situations
dans lesquelles le recours à la lecture est naturel, nécessaire.
On ne peut séparer les situations de lecture de l'ensemble
des activités de l'enfant, de l'ensemble de ses projets
de vie ".
J'ai demandé à trois élèves qui n'arrivent
toujours pas à " accrocher " à la lecture
pour des raisons particulières, de m'apporter chacun après
les vacances de Pâques un livre qu'il désirait lire.
Cette proposition les a séduits. Je vais leur proposer
un travail à partir de ce support. Ils auront l'envie
et le projet d'apprendre à lire, pour lire leur livre.
J'essaie ainsi de motiver mes élèves en donnant
du sens à l'apprentissage de la lecture et cela je ne
peux le faire que parce que je suis libre d'adapter ces situations
à leur intérêt.
C - Créer sa
méthode permet de la faire évoluer :
1. Par une démarche d'amélioration constante
Etant en même temps l'auteur et l'enseignant, on a un "
feed-back " direct de l'impact de la méthode sur
l'apprentissage des élèves. L'analyse de ce retour
permet de faire progresser la méthode pour l'année
suivante. Tout mon travail étant sur ordinateur, modifier
un exercice, un texte pour l'améliorer est alors un jeu
d'enfant. Cette démarche est impossible avec un manuel.
2. Par une prise en
compte des découvertes pédagogiques, psychologiques,
scientifiques
Les conceptions de l'apprentissage évoluent au cours du
temps. De la méthode syllabique à la méthode
globale, en passant par la méthode naturelle et semi-globale,
de nombreuses approches ont éclairé les processus
mis en uvre dans l'apprentissage de la lecture.
Grâce à Internet, dans lequel on trouve de nombreux
sites sur la lecture (AFL, Centre-Lecture, ONL, Prepalire, ACELF,
Sauver les lettres, etc.) on peut se tenir informé sur
les différentes conceptions et sur les découvertes
scientifiques. Après information et réflexion,
je peux faire évoluer ma méthode.
D - Créer sa
méthode permet qu'elle soit conforme à ses propres
convictions pédagogiques.
Suivre un manuel, c'est suivre les convictions d'une équipe.
Créer sa méthode c'est travailler en totale adéquation
avec ses propres convictions. Les diverses méthodes mettent
chacune en avant une seule conception de l'apprentissage de la
lecture, ce qui ne correspond pas à mes choix pédagogiques.
La lecture est une alchimie complexe. Je pense que chaque approche
est une facette de cet enseignement et que la synergie des courants
est la clé de son apprentissage.
V.Conclusion
La création d'une
méthode est une aventure passionnante pour l'enseignant.
Les avantages sont nombreux. Les exercices étant mieux
adaptés, les enfants ont pu travailler à leur rythme.
J'ai été plus disponible pour ceux qui en avaient
besoin. Enfin, j'ai pu observer chez eux une plus grande motivation.
Cette méthode n'est pas achevée, car j'ai bien
l'intention de la faire évoluer avec mes futurs élèves
!
Je souhaite à mes collègues de vivre cette expérience
qui enrichit notre pratique pédagogique. Pour nous aider,
il serait judicieux que l'Education Nationale offre aux enseignants
une formation spécifique à l'apprentissage de la
lecture.
Il serait intéressant également que les maîtres
de CP puissent échanger leurs expériences. Chacun
fait des découvertes dans sa classe. Mettre en commun
notre savoir et notre expérience enrichirait notre pratique
pédagogique. Internet peut être un outil permettant
cette communication. Dans cet esprit, j'ai l'intention de publier
ma méthode sur un ssur un site Internet

Catherine Deliniere |