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le complément
de mi temps |
Le
travail à temps partiel et les décharges de service
permettent à des enseignants qui le souhaitent de travailler
à " mi-temps " pour convenance personnelle,
ou aujourd'hui à " 80% ". Par ailleurs, certains
enseignants, dans des conditions précises, peuvent accéder
à un mi-temps thérapeutique qui permet une reprise
progressive ou un maintien d'activité tout en maintenant
l'intégralité du traitement.
Les directeurs d'école d'une part et les maîtres
-formateurs d'autre part, peuvent bénéficier d'une
décharge personnelle dont la durée est très
variable pour les directeurs (jusqu'à 100% du temps) et
de 9 h pour les maîtres - formateurs.
Les obligations de service pour le travail à temps partiel
sont proportionnelles au temps passé auprès des
élèves, tandis que pour les directeurs et maîtres
- formateurs elles restent identiques du point de vue des concertations
notamment.
Pour
compléter ces temps, il est fait appel à des personnels
issus souvent des contingents de " la brigade départementale
" qui effectuent des compléments de mi - temps ou
des décharges et qui de fait peuvent se retrouver avec
la contrainte de travailler sur plusieurs écoles, parfois
éloignées
Dans de nombreuses
académies, lorsque cela reste possible, un " modulant
" est affecté au complément de trois maîtres
formateurs dans la même école (3 x 9 h)
Cela
fonctionne bien si le nombre d'IPEMF dans l'école est
multiple de trois
Il est parfois possible d'être
titulaire d'un poste de " modulant " ou " DMA
" (décharge de maître d'application) mais cela
reste de moins en moins vrai dans la mesure où les écoles
annexes disparaissent progressivement au profit d'écoles
d'application mieux réparties sur le territoire
Des difficultés
Ces postes
sont difficiles pour celles et ceux qui effectuent les compléments
:
Plusieurs aspects
- difficile de s'intégrer dans une école où
l'on n'est pas forcément présent chaque jour
- difficile de s'adapter à des pédagogies parfois
différentes
- difficile de se faire reconnaître par les élèves
et les parents comme le maître à part entière
(surtout dans le cas des décharges de direction et de
maîtres - formateurs) d'autant plus que les uns et les
autres vous perçoivent souvent comme le débutant
- difficile de communiquer avec le titulaire du poste que l'on
ne rencontre pas aisément
- difficile de gérer le temps, l'espace et la répartition
des disciplines
- difficile parfois de respecter la polyvalence du maître,
la transversalité des apprentissages
Des aspects positifs
:
- pour soi
: meilleure connaissance des capacités des élèves
et de leurs représentations à différents
âges
- possibilité d'approfondir un domaine si on le partage
sur plusieurs classes
- pour les élèves, possibilité " d'entendre
une autre voix adulte ", de bénéficier d'un
autre regard en particulier du point de vue de l'évaluation
Ce qu'imposent les textes et
les programmes :
- des outils de communication entre les maîtres (cahier
journal, programmations
) qui doivent rester à disposition
pour les maîtres ou pouvoir être partagés
- le respect de la polyvalence de l'enseignant des écoles
qui doit pouvoir enseigner dans tous les domaines
- le respect des horaires : par exemple, l'horaire demandé
pour la littérature de jeunesse en cycle 3 impose qu'on
lise tous les jours avec les différents maîtres
- la nécessité de respecter les programmes : par
exemple ; la maîtrise de la langue impose une approche
transversale qui ne saurait cloisonner le traitement des domaines
de l'ORLF.
des propositions
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- difficile de s'intégrer
dans une école où l'on n'est pas forcément
présent chaque jour |
- se faire
communiquer le projet d'école
- créer des liens avec les collègues : suggérer
la mise en place d'une liste de diffusion d'école, se
faire le relais des initiatives ou pratiques qui ont lieu dans
les différentes écoles où vous travaillez
(faire partager des documents
)
- dialoguer régulièrement avec le directeur et
les collègues
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- difficile de s'adapter
à des pédagogies parfois différentes |
- il faut
se mettre en cohérence avec la pédagogie du maître,
en particulier pour éviter des effets de rupture qui pourraient
perturber les élèves, mais votre voix doit aussi
se faire entendre
faites connaître vos domaines de
prédilection mais montrez que vous acceptez de prendre
en charge tout domaine à la condition qu'on soit bien
en concordance avec les programmes.
- Il faut dialoguer en s'appuyant sur les programmes, le projet
d'école, les programmations de cycle
- N'émettez pas de jugement sur la pédagogie du
collègue, essayez en début d'année, de voir
s'il est possible de travailler avec lui en classe (peut-être
sur le samedi matin en alternance ? )
N'hésitez pas à montrer que vous ne négligerez
ni la mise en situation problème des élèves,
le questionnement, ni la systématisation.
- Même si vous travaillez avec un collègue qui en
CP impose une méthode qui vous semble éloignée
du sens, tout en suivant cette méthode, enrichissez là
en favorisant la rencontre de textes de littérature
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- difficile de se faire
reconnaître par les élèves et les parents
comme le maître à part entière (surtout dans
le cas des décharges de direction et des maîtres
- formateurs) d'autant plus que les uns et les autres vous perçoivent
souvent comme le débutant |
- N'opposez
pas votre approche à celle du titulaire, montrez que vous
dialoguez et communiquez et que vous savez ce qui s'est passé
en votre absence.
- Proposez des projets " forts " : par exemple
en sciences, en éducation physique, en maîtrise
de la langue qui permettront à la classe de trouver de
la motivation à vous rencontrer et vous identifieront
à ce projet
- Correspondez avec vos élèves par courriel
ou courrier, favorisez pourquoi pas la rencontre entre les
différentes classes avec lesquelles vous travaillez :
correspondance, parrainage (des grands vers les petits.. les
grands élèves peuvent produire des albums pour
les plus jeunes, les plus jeunes poser des questions aux plus
grands
) ; rencontres autour des livres, des sciences ,
des mathématiques (défi, rallye
). En montant
une ou deux opérations fortes liant vos classes vous faites
du lien pour vous même et vos élèves.
- L'idéal est de pouvoir partager une discipline entre
vos deux ou trois classes
même si elles ne sont pas
du même cycle.
Si des intervenants
extérieurs, animateurs ou professeurs de la ville travaillent
dans votre classe, il faut veiller à bien équilibrer
leurs interventions sur la semaine
- En début
d'année participez avec le maître à la réunion
d'information des familles. Si vous le pouvez, rendez-vous ensemble
aux rencontres avec les familles...
- N'acceptez
jamais qu'une famille jette le discrédit sur votre collègue
et communiquez lui toujours un bref compte rendu des rendez-vous.
Si vous savez que votre collègue a rencontré une
famille, demandez aussi à être informé.
- définissez
bien avec le collègue la manière dont la discipline
est gérée dans la classe ( sanctions éventuelles...)
, essayez d'éviter les appareils d egestion de la discipline
lourds et complexes, privilégiez le fait que vous communiquez
étroitement avec le collègue...
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- difficile de communiquer
avec le titulaire du poste que l'on ne rencontre pas aisément |
- veillez
à gérer un cahier journal en commun permettant
d'échanger y compris à propos des petits problèmes
de la journée
- communiquez par Internet
- définissez un rendez-vous physique ou téléphonique
régulier pour faire le point |
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- difficile de gérer
le temps, l'espace et la répartition des disciplines
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- appuyez
vous sur les programmes et horaires officiels pour répartir
les disciplines. Evitez le cloisonnement.
- Veillez à ce que des activités systématiques
partagées puissent avoir lieu chaque jour : récitations,
écriture, calcul mental, chant, orthographe
- Il peut-être intéressant de partager des évaluations
à faire
- Si vous prenez une discipline en charge ce peut être
pour l'année ou pour une période donnée.
- mettez vous
d'accord sur les modalités d'évaluation (appuyez
vous sur les évaluations nationales pour préférer
l'évaluation par compétences).
- même
si la tentation est grande ne multipliez pas les supports destinés
aux élèves.
- Limitez le
recours à la photocopie et privilégiez la copie,
négociez avec le collègue et réciproquement
un temps quotidien de travail personnel pour poursuivre ou achever
les travaux en cours, y compris ceux entamés avec l'autre
maître.
- Négociez
des espaces de rangement pour vous et les élèves,
proposez des aménagements de la classe, demandez des espaces
pour les affichages
Veillez à l'ordre.
- Le cas échéant
négociez un plan de classe favorisant la communication
- Pensez à
définir la façon dont vous corrigez les cahiers
: type de notation, règles de correction (faites corriger
les élèves par eux mêmes) |
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- difficile parfois de respecter
la polyvalence du maître, la transversalité des
apprentissages
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- rappelez
bien la nécessité de faire lire, dire et écrire
dans les différentes disciplines : on peut mettre en place
par exemple la gestion d'un carnet répertoire du lexique
découvert au fil de la journée
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Le collègue
avec lequel vous travaillez peut avoir des préoccupations
et sollicitations extérieures :
- il est en mi - temps thérapeutique, il a peut être
des ennuis de santé, il faudra beaucoup communiquer par
écrit.
- Il est directeur ou formateur, il a de nombreuses sollicitations
à l'extérieur
- Il a choisi un mi - temps peut-être parce qu'il souhaite
se désinvestir du métier
Selon les cas,
il vous faudra moduler vos interventions en complétant
auprès des élèves ce qu'il fait peut-être
moins.
Il importe donc de bien veiller à la communication.
Enfin, pensez aussi au conseiller pédagogique de la circonscription
que vous pouvez solliciter pour vous apporter de l'aide et orienter
un peu le travail, il peut aussi vous faire part des actions
de circonscription (rencontre sportives, échanges culturels
en littérature de jeunesse, rencontres en sciences
).
et
vous ?
dites-nous comment organisez-vous le travail avec votre collègue
...
vos réactions et contributions
prepaclasse@aol.com |