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1.
Se familiariser avec les albums de Claude Ponti
Une
cinquantaine d'albums ont été réunis dans
la classe (dont certains titres en plusieurs exemplaires), les
uns apportés par les élèves, les autres
faisant partie de la bibliothèque de classe.
Tous les albums ont été
succinctement présentés par la maîtresse,
après quoi chaque élève a choisi l'un de
ces albums pour le lire silencieusement.
A la suite de cette lecture, il était demandé à
chacun de noter des éléments qui, selon lui, semblaient
caractériser la manière de faire de Claude Ponti.
Ces remarques pouvaient alors être confirmées, infirmées,
complétées par la lecture d'un ou deux autres albums.
Un temps de mise en commun
a ensuite permis de faire apparaître certains aspects touchant
à la fois au texte, à l'image et à la mise
en page.
Quelques
premières impressions des élèves :
La mise en page
- Ce sont souvent des livres d'un grand format.
- Certaines pages sont organisées en doubles pages.
- Sur une double page, il peut y avoir plusieurs images, mais
qui se suivent.
Dans ce cas, il y a des points de suspension dans les phrases.
- Les pages contiennent des cadres, comme dans les BD.
- Les pages de garde ont toujours des motifs en fonction de l'histoire.
Celles du début sont les mêmes que celles de la
fin.
- Sur la 4ème de couverture, Claude Ponti joue avec les
codes-barres.
Les images
- Sa manière de dessiner se reconnaît très
facilement.
- Il passe tous les contours très fins en noir.
- Le décor va bien avec l'ambiance de l'histoire.
- Il y a des personnages imaginaires, bizarres. Il y a très
peu d'humains.
On dirait des singes-écureuils-souris.
- Il prend souvent exemple sur les plantes et les animaux.
- Il y a beaucoup de poussins.
- Les oiseaux sont toujours très nombreux, comme les poussins.
- Il fait vivre les objets.
- Claude Ponti met des objets réels avec un petit "
plus "d'imaginaire
(ex : la machine à laver qui a des pieds).
- Claude Ponti transforme souvent les choses de la nature.
Le texte
- Il fait des jeux de mots.
- Il invente des mots.
- Dans le texte, il met des choses et des noms bizarres.
Des situations et des manières
de faire
- Les enfants sont le plus souvent les personnages principaux.
- Les histoires se passent dans des endroits inconnus.
- Il dessine presque toujours les mêmes paysages, ça
se passe presque tout le temps dans des bois ou dans des forêts.
Claude Ponti s'amuse beaucoup avec les arbres et avec la nature.
- Les maisons sont imaginaires (mais je les trouve superbes !).
- Claude Ponti fait souvent grossir ou diminuer les choses, les
personnages et même les mots.
- Il met beaucoup de grosses larmes (plus grosses que des vraies
larmes), on pleure beaucoup dans ses livres.
- Les jouets font souvent comme leurs propriétaires.
- Claude Ponti raconte souvent une autre histoire dans l'histoire.
- Ses histoires se finissent toujours bien.
Quelques personnages rencontrés
au cours de ces premières lectures :
Foulbazar, Georges Lebanc, Gradusse, Hipollène, L'écoute-aux-portes,
L'Eugénie des larmes, Les Bouchanourrirs, Les Gouchnis,
Les K'sar bolog, Les Touim's, Les Zoizeaux Zeureux, La Loupiote,
M. Couparat, M. Toubougon, Melle Grimporidot, Okilélé,
Parci Parlà, Schmélélé, Smargoule,
Toufou, Tromboline

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2. Une connaissance plus complète
de l'ensemble de l'uvre.
Durant plusieurs semaines,
chaque soir, chaque élève a emporté un album
chez lui en s'engageant à le rapporter le lendemain. Chacun
a ainsi lu au moins 15 albums de Claude Ponti.
Depuis, ces livres continuent à être empruntés.
Les enfants s'y réfèrent volontiers, vont y rechercher
tel passage, telle illustration

Une bibliographie et quelques articles consacrés à
Claude Ponti, lus en classe, ont également permis de mieux
comprendre l'originalité et la démarche de cet
auteur-illustrateur.
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3. Rencontre d'Okilélé
Le texte intégralement retapé
(sans illustration) a fait l'objet d'une lecture particulière
visant à faire apparaître les " grandes étapes
" du récit correspondant au parcours initiatique
d'Okilélé.
Ce fut également l'occasion de faire des liens avec d'autres
histoires et notamment avec quelques récits mythologiques.
Certaines parties du texte ne pouvant être comprises qu'avec
le complément de l'image, les élèves ont
été amenés à mobiliser la connaissance
qu'ils avaient préalablement de l'album pour interpréter
ces passages.
Parallèlement, un travail
a été mené sur la lecture de certaines images
et sur l'enchaînement de la 1ère et de la 4ème
de couverture, qui permettent de réinterpréter
l'ensemble de l'histoire.
Certains éléments d'illustration qui pouvaient,
à première vue, apparaître comme des détails,
se sont avérés être des " entrées
" fournissant plusieurs " clefs de lecture ".
La découverte de ces procédés a été
particulièrement jubilatoire pour les élèves
qui s'apercevaient qu'ils accédaient ainsi à différents
niveaux de lecture.
Des comparaisons ont pu être établies avec d'autres
albums de Ponti ainsi qu'avec des albums d'autres auteurs-illustrateurs.
A propos des jeux de mots
A partir d'un relevé qu'ils ont établi, les élèves
ont été amenés à classer les différents
jeux de mots en identifiant les procédés de construction
utilisés.
Certains procédés ont été ensuite
réinvestis pour créer de nouveaux mots à
la manière de Ponti :
brosse-à-pieds (une)
: S'utilise avec du piedifrice.
effacolle (un) : Colle les feuilles en effaçant les erreurs.
zizagrusse (un) : Planche pour zigzaguer sur les montagnes.
billoupé (le) : Jeu
de billard où il ne faut pas viser les trous.
footbask (le) : Jeu où les buts se marquent en shootant
dans un panier.
éléschtroumpf
(un) : Eléphant bleu portant un petit bonnet.
mouccinelle (une) : Coccinelle très fatiguée.
réduse (une) : Requin à tentacules mortelles.
vaton (un) : Mouton à tête de vache, qui cherche
son chemin.
biblioffeur (un) : Amoureux
des livres, toujours bien coiffé.
chantrivain (un) : Ecrivain qui écrit des chansons.
footlicier (un) : Policier qui assomme les voleurs avec un ballon.
infordinier (un) : Fait pousser les ordinateurs.
sorfée (une) : Fille d'une sorcière à baguette
ou d'une fée à balai.
traîne-crayon (un) : Ecrivain manquant d'inspiration.
dépargion (une) : Territoire
plus grand qu'un département mais plus petit qu'une région.

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5. Les
maisons pontiennes
Chaque élève
a réalisé " sa " maison "en coupe"
à la manière de Ponti,
notamment à partir de Ma vallée et de Schmélélé
et l'Eugénie des Larmes.
On y trouve des choses fabuleuses,
 comme
par exemple :
une chambre pour bouquiner tranquille,
une chambre à dormir en plein jour,
une chambre de nuits et de secrets,
une chambre des rêves,
une chambres des cauchemars,
une chambre des confidences,
une chambre à coussinets,
une chambre de spectacles,
une chambre-tornade,
une chambre-champignon,
des lits de feuilles, 
une pièce montée
d'étoiles,
un passage des rêves au monde réel,
un couloir des fleurs, qui mène à la serre enchantée,
une galerie des glaces
(avec des sorbets de différents parfums),
des coulisses,
un mini-labyrinthe,
une porte-mystère-qui-mène-au-dehors,
un escalateur...
une salle à gages,
une salle des horloges,
une salle à chiffres,
une salle-qui-ne-sert-à-rien,
une salle de "Je", 
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