La mise
en réseau ou en constellations![]()
Lire c'est d'abord reconnaître dans un récit une part que l'on connaît déjà. Lorsque nous lisons un texte, la véritable part d'inconnu est très faible. La mise en réseau ou en constellation permet d'aider l'enfant à reconnaître d'un livre à l'autre ce qu'il connaît déjà : mise en scène d'un personnage, auteur dont il reconnaît les procédés écrits ou graphiques, constructions de récits, jeux stylistiques, " genre littéraire " C'est à la fois prendre la conscience qu'il existe des clés, des passages d'un écrit à l'autre (ce qui fonde la culture humaine, l'universalité), et rassurer le lecteur : je reconnais, je me reconnais. Je peux après explorer.
Que faisons-nous d'autre lorsque nous nous attachons aux pas d'un auteur, d'un genre (comme le policier), d'une série ou suite (d'où le succès de ces livres faits sur commande )?
A nous, de rassurer le lecteur - élève sur ses capacités à venir explorer et reconnaître lui-même dans l'écrit des formes qui le rassurent, l'intéressent, l'amusent et le conduisent ensuite à explorer effectivement un écrit moins connu, moins facileDes échos spontanés
Lors de la leçon d'Histoire, un enfant reconnaît dans le manuel un portrait vu dans un ouvrage qu'il possède. Première idée de mise en réseau documentaire. La situation a fait écho. Elle le fera encore lors d'une visite en bibliothèque : " tiens des livres sur Louis XVI ".
Dans la classe, on installe une " table de documentaires " avec des ouvrages en relation avec le thème étudié.Lors d'un travail sur la Bande dessinée, lors d'une mise en commun, les élèves font observer qu'un personnage pourtant " figurant " est repris par le dessinateur d'un album à l'autre. On s'amuse à vérifier s'il est encore dans d'autres albums. Puis des enfants découvrent, que certains personnages " passent " d'une bande dessinée à l'autre (clins d'il d'un auteur à l'autre) et prennent conscience des liens qui existent (patrimoine commun).
Constellations, mise en réseau et hypertexte:
Le lecteur - élève construit " sa constellation " d'ouvrages. Cette construction est en relation avec les projets de lecture de la classe (construction d'un patrimoine commun). Le maître peut- également faire entrer en correspondance avec la communauté de la classe sa propre constellation de lectures.
" J'ai lu, ça m'a fait penser à "La mise en réseau, c'est aller en Cycle 3 de lectures suggérées à des lectures choisies par le lecteur lui-même qui construit son programme de lectures complète sou partielles animé d'un projet que la classe se donne, que l'enseignant suggère, puis qu'il s'imagine seul.
L'hypertexte ( l'hyperlien) qui favorise le passage d'un écrit à l'autre développe aussi les constellations. Encore faut-il aider l'élève à comprendre qu'il passe d'un écrit à l'autre et que ce n'est plus forcément le même auteur, le même support. Mais la construction en toile d'araignée formalise une nouvelle approche mentale diffère du cheminement fermé du sommaire et du découpage successif.
Dans " Livres et apprentissages à l'école " (Collection Savoir Lire du C.N.D.P.) il est dit : " qu'un lecteur en difficulté est souvent un lecteur qui ne sait pas ce que le livre attend de lui, ni ce qu'il peut lui-même attendre de ce produit achevé, définitif, qui s'offre à lui. Il faut donc avec lui, ouvrir des brèches, tâtonner, retrouver les chemins, se donner des repères, trouver des aides . Non pas des fiches toutes prêtes, mais d'autres livres. Apprendre à lire, c'est apprendre à tisser des liens, à relier des informations entre elles, à les relier au contexte, à les relier à notre cadre de références, notre histoire de lecteur. Cela s'apprend dans les livres. "
Un peu ce que l'Association .Française pour la .Lecture. nous disait en proposant : " C'est en lisant qu'on devient liseron. "