observation de séquences


déroulé d'activités, remarques et conseils
 en maternelle PS  en CE2/CM1 une autre PS grammaire au CM1  orthographe au CM1

 en maternelle PS
séquence vue le 14/01/02

Contexte: Paris 75012
PS 25 inscrits 6 absents.Arrivée d'une nouvelle élève.
Espace classe bien aménagé. ASEM à disposition dans la classe dès 9 h 30.


Affichages: divers, actualisés. Un emploi du temps non conforme aux IO est affiché.Il conviendrait d'en reprendre un; intégrant les domaines d'activités en maternelle.

Accueil: il se fait dans la classe avec rencontre des parents.
On perçoit immédiatement que la classe est structurée, bien organisée autour d'habitudes de vie. Les élèves sont calmes et heureux de retrouver leurs camarades et la maîtresse.
Des activités libres sont proposées après l'accueil individuel. Des jeux, du dessin...
Proposition:
mieux définir ces activités, quels sont leurs objectifs ? quelles observations permettent-elles ? Peut-être peut on se cibler autour d'activités de communication et d'échanges. On retrouve un lieu, on apporte les soins aux plantes, aux escargots, on découvre un nouvel affichage...

8 h 45 Regroupement:
La maîtresse rassemble les élèves en utilisant comme signal le triangle rencontré lors d'une activité précédente.
La difficulté d'un tel signal est qu'il contraint à la répétition jusqu'à l'obéissance de chaque individu... L'attente pour les enfants déjà prêts risque vite d'être lassante.
On peut rendre plus actifs et créer une symbolique dynamique pour ces regroupements en lançant par exemple une comptine ou un chant de regroupement.

Exemple:
Un la belle lune
Deux les beaux rois
Trois la belle dame
Quatre j'appelle mon voisin
Cinq le voici ! (comptine traditionnelle)

"Aujourd'hui nous avons une nouvelle camarade dans la classe". L'événement est d'importance et heureusement, la nouvelle enfant, déjà scolarisée s'adapte remarquablement.
La maîtresse favorise les présentations. Cependant, on peut formaliser un peu plus (en objectif langagier).
"je m'appelle.... j'ai ...ans... je suis un garçon"
On procède ensuite à l'appel avec un jeu d'étiquettes et le classement des présents et des absents. Il manque 6 enfants, un garçon et cinq filles. Il est demandé aux élèves de chercher le "6". Activité difficile, ce que la maîtresse repère vite.
Ce moment de regroupement devrait favoriser également la prise de nouvelles, on identifie ce qu'il y a de nouveau dans la classe... C'est un bon moment pour dialoguer avec une marionnette de la classe.
Ce type de séquence peut d'ailleurs s'organiser avec des objectifs de langage définis qui peuvent s'organiser autour de thématiques avec soit des objectifs syntaxiques (reprendre une formulation...) ou des objectifs lexicaux. Une progression peut-être facilement établie en liaison avec les autres domaines d'activités de la classe.

8 h 55 Rituel du passage aux toilettes. Les élèves ont leurs repères. La maîtresse est très attentive et apaisante. Ici encore, ne pas hésiter à introduire des rituels langagiers, des comptines ou des chants brefs de regroupement et de déplacement.

9 h Retour en classe et en regroupement. La maîtresse raconte une histoire qui va donner l'occasion à la classe de s'exprimer par des jeux vocaux, des rythmes, du mime. Activité de répétition et activité miroir où il est intéressant de constater que les enfants à leur grande majorité savent déjà reprendre les gestes de la maîtresse en miroir. Très bonnes interactions et aspect ludique. Séquence riche et bien menée.
Plus tard, il sera intéressant que la maîtresse passe le relais à un ou deux enfants qui dirigeront ainsi le groupe.


9 h 10 Présentation des ateliers.

On présente des couronnes qui ont été peintes et qu'il faut ensuite orner de gommettes qui doivent être placées de manière organisée.
"Qu'est-ce que vous avez fait sur les couronnes ?
- J'ai mis des gommettes!
- Qui veut faire pareil ? "
On pourrait ici aussi être plus précis. Montrer, dire...

Suit l'installation d'ateliers par répartition individuelle.
- Perles
- Jeu dans "la maison"
- Circuit
- Couronnes
Si l'on perçoit un objectif proche entre le travail proposé sur les couronnes et avec les perles (algorithmes); il semble qu'il serait utile de réfléchir plus avant aux objectifs précis des ateliers et à ce que l'on attend des enfants.

Découverte libre ?
Notion implicite ?
Difficulté technique ?
Production ?
Rôle de la maîtresse dans les ateliers ?
Interactions ?
Gestion et rotation des ateliers ?

On s'orientera plutôt vers des configurations du type "unité pédagogique" avec un atelier central, plus long, aux objectifs définis avec précision, où la maîtresse est plus présente,observe, guide, évalue les productions... et des ateliers périphériques ou activités "satellites" autorisant une rotation des élèves sur la séquence et la semaine et reprenant des activités déjà connues ou des activités de découverte faciles à maîtriser.
L'idéal serait que la maîtresse puisse dire "qui a fait quoi" et veille à la bonne rotation en imaginant une organisation facilitatrice.

L'accueil des productions en fin d'atelier est très positif, à la fois valorisant et déjà dans l'exigence.

9 h 30 Regroupement des enfants en vue de la collation. L'ASEM arrive alors dans la classe. On peut au passage rappeler que la distribution exclusive de biscuits sucrés, de lait et d'eau n'est pas forcément pertinente. On pourrait imaginer distribuer du fromage ou des fruits secs ou frais...
La maîtresse dit:
"Est-ce qu'on peut goûter si les tables ne sont pas débarrassées ? "

En PS cette formulation est difficile, elle pose une question "conditionnelle" avec une consigne implicite.
Il faudrait plutôt de façon dynamique et ludique se donner le projet de vérifier si les tables sont bien rangées. On jouera de formule langagières répétitives et interactives.
"Est-ce que la table du fond est bien rangée ?
Qui veut ranger la table du fond ? "
On passe ainsi de table en table, puis on peut conclure en posant de nouveau la question, en valorisant et félicitant ceux qui rangent, puis ensuite, on proposera de goûter en demandant si besoin aux élèves comment on s'organisera pour le goûter.
Ici encore, on introduira des objectifs de langage: savoir demander, savoir remercier, savoir exprimer son contentement ou sa préférence, savoir dire ce que l'on a bu ou mangé...
On se prépare ensuite à la récréation avec le passage des manteaux. Les enfants ne connaissent pas encore la technique qui permet de mettre son manteau en le plaçant à l'envers sur le sol. Les déplacements sont bien organisés avec très bonne écoute e la maîtresse.
à 10 h 30, retour de la récréation et dépôt des manteaux avant de redescendre pour la motricité dans le préau. Comme il y a beaucoup de déplacements un peu fastidieux, c'est le moment d'introduire du ludique, un petit chant de regroupement/déplacement... Penser à formuler aussi où l'on va et deviner pourquoi faire.
10 h 35
Découverte d'un parcours de motricité. C'est un parcours installé dans le préau et qui sera utilisé par diverses classes.
On peut s'interroger sur la conception d'un parcours unique proposé à toutes les classes.
Ce parcours propose des prises de risque, des situations où il faut glisser, ramper, sauter...l'ASEM sera présente pour assurer la parade d'un atelier et la maîtresse sera requise pour un deuxième atelier demandant une parade (sauter d'une table). Il serait pertinent avec les collègues de limiter les ateliers demandant une parade à 1 ce qui libère la maîtresse et lui permet d'intervenir.
Quels sont les problèmes posés ?
La maîtresse voudrait préparer les élèves à la découverte du parcours en veillant à la sécurité et en organisant le passage ordonné des élèves aux divers ateliers. De très (trop) nombreuses consignes orales sont formulées "de loin".
Les enfants seront invités à passer d'atelier en atelier avec risque de "bouchon" en certains points.
La difficulté pour les enfants est d'appréhender l'espace global puis l'espace de chaque atelier. Nous le verrons par la suite où certains enfants "happent" certains ateliers parce que d'autres leurs semblent plus attractifs, ou restent sur certains soit parce qu'ils "rassurent" soit parce qu'ils y inventent des situations ludiques à deux ou à trois...
Ici c'est l'action qui prédomine et il semble difficile de se passer d'un temps de découverte libre.
La richesse des situations permet des réponses très diverses.
On pourrait imaginer un temps de découverte libre puis ensuite il serait utile de définir un objectif principal: savoir s'adapter à la situation ? inventer différentes façons de glisser ou sauter ? apprendre à passer d'atelier en atelier (sens de rotation) ?
Utile également que l'on puisse observer et tenir compte des réponses motrices des élèves.
Il faut noter que le sens implicite de la rotation qui a été choisi est de gauche à droite, en boucle.
L'activité des enfants a été très riche. Ici la situation est première . Cette situation appelle des réponses diverses.la maîtresse peut identifier les variables et inciter le groupe à en reprendre quelques unes.
Il serait pertinent également qu'en fin d'activité,
on se regroupe symboliquement autour d'un petit temps de langage et de repos. C'est le moment idéal pour regarder de nouveau le parcours et témoigner de ce que l'on a fait.
Très bonnes interventions et encouragement de la maîtresse lors des ateliers. Il sera intéressant plus tard de "négocier" avec l'ASEM ses propres interventions la parade ne devant pas nuire à l'autonomie de l'enfant qui doit apprendre à évaluer lui même sa prise de risque tout en restant en sécurité.
11 h 10
Regroupement en classe
. On se prépare soit à la cantine, soit à l'heure des mamans avec un petit temps de jeu libre et un nouveau déplacement assez long encore dans les couloirs.

Lors de l'entretien nous avons évoqué les difficultés d'organisation en relation avec les enfants qui ne sont scolarisés que le matin (comment ne pas les priver de temps de langage, d'apprentissage de certains chants, d'écoute de contes...). Il est utile d'afficher "le programme" pour les parents... ce qui peut avoir une valeur incitative pour certains.
Nous avons vu la difficulté de structurer les moments de langage autour d'objectifs qui doivent être ciblés en osant jouer sur des temps de grammaire implicite et la nécessité de veiller à bien définir les objectifs que l'on se donne.

En maternelle on aura souvent trois types d'activités:
Celles où le projet est premier (réaliser une couronne des rois).
Celles où la situation est première (découvrir un parcours en motricité)
Celles où la notion est première (savoir construire un collier en respectant un algorithme simple).
En petite section ce sont surtout les activités où la situation est première qui dominent. L'enfant est confronté à un environnement, il expérimente, découvre, s'essaie tout en se confrontant progressivement au groupe. A nous de voir ce que chaque situation implique et tout en proposant des activités "ouvertes" de bien définir les besoins de nos élèves.



 en CE2 CM1
15.01 après-midi
Contexte :22 élèves de double niveau niveau en REP. Espace bien pensé
Séquence 1 : découverte de l'album "Pezzetino" de Lionni. L'histoire est racontée puis les images sont montrées.
Les enfants connaissent déjà l'auteur.
Très bonne écoute des élèves. Il est demandé ensuite par écrit de dire si cette histoire a plu et pourquoi .
D'autres questions écrites sont également posées sur le sens de l'histoire.
Comme il s'agit pratiquement d'un sens "philosophique", il n'est pas toujours très facile aux élèves de répondre.
Il est proposé ensuite aux enfants de répondre à la question "qui auriez-vous voulu être si vous aviez été dans l'histoire ? "
Les enfants se prêtent facilement au jeu et proposent : "celui qui se téléporte, celui qui est invisible.."
On découvre que les personnages se présentent d'abord par leur qualité première.
Le texte tapé par la maîtresse est distribué ensuite et on conclue sans se pencher sur cet écrit.

Peut-être aurait-il été intéressant d'observer la transcription de la maîtresse (on peut retrouver les différentes pages, comment ?) et d'étudier la construction répétitive du texte avec le jeu de questions réponses du personnage central aux différents personnages qu'il rencontre.

On a ainsi le chemin tout tracé pour se donner le canevas de l'activité d'expression écrite qui pourrait suivre: écrire une nouvelle page du livre en intercalant d'autres personnages choisis par les élèves. On pourra travailler sur le respect de la structure, du temps employé... Il est tout à fait possible de fabriquer un nouvel album "à la manière de..."

La phrase du texte "je suis bien moi!" mériterait aussi que l'on s'y attarde un peu.

Une mise en réseau avec les autres albums de l'auteur ou d'autres albums sur le thème de la rencontre peut se faire (Voir le "Coyote Mauve"de... à l'École des Loisirs ou de nombreux albums basés sur cette construction de rencontres successives... les élèves pourront en chercher eux-mêmes en BC.D.)

14 h 15 Mathématiques
Problèmes
. Découverte de 5 problèmes de type "Rallye Mathématique" (la classe y participera prochainement).
Les élèves ont demandé très vite s'ils pouvaient y travailler à plusieurs, mais la maîtresse leur demandé un travail individuel.
On procède à une lecture collective des textes puis les élèves sont appelés à chercher les solutions.
Il sera ensuite procédé à une correction classique au tableau.

Les stratégies de recherches sont diverses et tous les élèves ne parviennent pas "au bout" des cinq problèmes.

L'intérêt des problèmes proposés est de faire appel d'avantage à la déduction, au raisonnement qu'aux difficultés de calcul. L'objectif primordial sera non seulement de trouver la réponse mais de savoir en apporter la preuve en proposant un cheminement, une représentation...

C'est pourquoi, soit on imaginait ne travailler que sur un seul problème en individuel avec confrontation collective, soit il aurait été pertinent de travailler à deux ou trois en demandant aux enfants de rédiger leur résolution sur une affiche permettant de comprendre comment ils parvenaient au résultat.
Après le temps de travail en petit groupe on aurait alors organisé une séquence de mise en commun et confrontation où la maîtresse se serait bornée à favoriser les échanges, exiger des preuves...

Ce type de situation permet également d'évaluer les modes de représentation des élèves, le recours à telle ou telle opération mathématique et témoigne assez bien de la façon dont ils savent utiliser les outils qu'ils connaissent.
On peut imaginer ensuite, la construction de problèmes "à la manière de..."

Après la récréation, les élèves ont travaillé en demi-groupe d'une part en espagnol avec le professeur de langues et d'autre part en informatique sur la frappe d'un texte écrit en expression écrite à partir de l'album "Le diable des rochers" de G. Solotareff. Les élèves après tirage de leur texte sont invités à se corriger mutuellement.
Bonne réussite des enfants malgré le temps assez long de frappe. Il pourrait être pertinent de leur proposer une grille d'auto-correction permettant de traiter les questions de mise en page, de choix de typographie (auxquelles ils sont visiblement déjà bien sensibilisés).

Conclusion Très bonne place de la maîtresse dans une classe intéressée et motivée. Les situations sont riches et très motivantes mais on peut profiter d'avantage de la dynamique qu'elles induisent tant du point de vue de la production d'écrit que de la confrontation et de la recherche de la preuve en mathématiques.

en maternelle ps
séquence vue le 25/01
Contexte:
Paris 75010
PS 28 inscrits 10 absents.
Espace classe peu rationnel. ASEM à disposition dans la classe .

Affichages: très peu... trop peu surtout lorsqu'on apprend que le projet d'école porte sur l'image... mais ce n'est pas la stagiaire qui en est responsable.

Accueil: il se fait dans la classe avec rencontre des parents.
Accueil attentif et individualisé: la maîtresse régule, apaise, rassure, pense à écrire le prénom de l'enfant pour celui qui fait un dessin.
On observe avec plaisir l'attention apportée au langage, y compris dans ces premiers moments.La maîtresse aide l'enfant à bien formuler ce qu'il veut dire, l'interroge...
Elle veille au respect des règles de la vie collective, incite les élèves au rangement. On observe avec intérêt que les élèves sont invités à ranger les crayons selon des critères précis (la couleur) et qu'une élève propose d'associer la couleur de l'objet à la couleur de la boîte ( à saisir pour les mathématiques!).


8h 45 :"les enfants nous allons nous regrouper".
"J'ai pas fini !"
La maîtresse chante tout en aidant au rangement, mais on sent bien que la technique de regroupement n'est pas encore acceptée.
Comment faire pour ne pas interrompre les enfants qui veulent terminer une activité ?
On peut se donner cinq minutes pour finir et ranger et demander le regroupement à la fin de ce temps.

Une fois les enfants regroupés on procède à un appel intéressant mais un peu scolaire.
L'enfant appelé se lève et répond "présent" ou "présente"... Les élèves se plient volontiers au jeu, mais
on pourrait faire formuler une phrase complète et rituelle ou en profiter pour s'enquérir de la bonne santé de chacun...
On compte les présents. Activité plus difficile qu'il n'y paraît, car il s'agit bien de "se compter".
Le comptage des absents, dix ce matin, est encore plus ardu.
On retrouve la comptine des jours de la semaine, ce qui permet d'évoquer la date. On colle l'étiquette de l'éphéméride (temps successif), on ne dispose pas d'une "horloge des jours" qui permettrait d'évoquer le temps cyclique.
La perception du calendrier est un objectif difficile, mais la connaissance des jours de la semaine dans leur comptine successive est un atout.
On alterne ensuite diverses comptines du répertoire et la célèbre "Dame souris trotte" de Verlaine.
Après ce temps, on retrouve la marotte.
C'est bien entendu une très bonne idée. Les enfants apprécient de dialoguer avec la "marotte souris".
La maîtresse semble choisir de se cacher derrière la marotte alors qu'il peut être intéressant qu'elle dialogue aussi avec elle.
J'utilisais beaucoup la marotte à la fois pour les échanges "affectifs", les surprises...mais aussi, c'était elle qui exprimait par le jeu qu'elle n'appréciait pas de voir la classe en désordre ou qu'il y avait trop de bruit...
La collation a lieu avant 9 h.
Cette collation se fait selon les règles de la classe avec
une attention toute particulière apportée à la politesse, aux bonnes habitudes langagières.. C'est tout à fait pertinent.

9 h 05 pendant que le goûter se termine, la maîtresse relit une histoire. Ce ne peut-être acceptable que dans un tel contexte, mais je ne sais si cela est le meilleur moment.
Petite question au passage concernant le placement vocal de la maîtresse. Il semble qu'il y ait risque de fatigue vocale en plaçant la voix si haut. Peut-être à surveiller.

9 h 15 "C'est l'heure d'aller en motricité". Les enfants rectifient d'eux même: "dans le préau".

On se rend dans le préau en chantant, avant d'y entrer la maîtresse dit "j'attrape le bruit" et la formule fonctionne.
Très bonne façon de faire passer une consigne contraignante, par l'aspect ludique.

Dans le préau la maîtresse doit préparer elle même et installer tapis et matériel. Il semble que cela soit dû à un problème d'organisation dans l'école, mais peut-être peut on s'arranger pour que tout soit prêt à l'arrivée de la classe, car il est difficile d'attendre.

La maîtresse forme des "équipes" reconnaissables à leur couleur (foulards) puis propose le jeu des "déménageurs".
Il s'agit de transporter des objets d'une maison à une autre, chaque équipe ayant sa maison de départ et sa maison d'arrivée. Les maisons ne sont pas spécialement repérées et sur les tapis les objets sont de couleurs diverses.
L'ASEM aide à former les équipes, c'est très long.

Certains enfants acceptent difficilement la couleur choisie, d'autres de porter un foulard.

Trois enfants restent "hors jeu". C'est beaucoup vu le nombre d'élèves.

La maîtresse dit vouloir "équilibrer" les équipes. Notion difficile et sur quels critères?

Avant le démarrage du jeu, de nombreuses consignes orales sont dispensées. Au signal, les enfants devront commencer "leur déménagement".
Celui-ci se fera très vite, en moins de deux minutes. Certains enfants, inspirés par la couleur de leur équipe voudraient déménager les objets en fonction des couleurs.

Chaque équipe fonctionne en parallèle, et dans chaque équipe ce qui est normal, les enfants fonctionnent de manière individuelle, se disputant parfois un objet.
Il nous semble que l'activité comporte trop de variables pour être claire.
S'agit-il d'ailleurs ?
- d'une activité:
motrice
mathématique
d'un jeu de compétition

L'idée de jeu d'équipe est prématurée en PS.
On pouvait avoir plusieurs situations.

- sous forme de "jeu à histoire" faire effectuer de tapis en tapis des déménagements successifs le plus vite possible
- imaginer d'emporter et trier le plus vite possible des objets en fonction de leur couleur (les objets jaunes dans la maison jaune...)
- ou des jeux de promenade avec retour rapide dans "sa maison" au signal (mais on quitte le jeu des déménageurs)

Après la récréation, ce sera le retour en classe et la répartition des ateliers:
On évoque alors des ateliers à poursuivre (un atelier de collage/rangement )... et surtout la maîtresse présente un atelier sur les mélanges de couleurs. Elle montre une palette où l'on voit sous forme additive la représentation de pastilles des couleurs primaires dont l'addition produit une nouvelle couleur (Jaune + Bleu = Vert) . La palette présente des combinaisons avec les trois couleurs primaires.
Ce type d'atelier poserait des problèmes à un élève de cours moyen !
Il faut non seulement comprendre que deux couleurs en produisent une troisième, non "aléatoire", mais qu'il y a une influence liée au dosage du mélange!
On aurait pu à la rigueur jour à mélanger des quantités prédosées de peinture dont on aurait laissé des traces sur une feuille, mais c'est encore très difficile...

Par contre en PS on peut jouer à "foncer" un gris très clair avec du noir, puis à l'éclaircir avec du blanc (on peut se fabriquer des sortes de nuanciers) ... mais cela demande une présence assidue de l'adulte.

Peut-être serait-il pertinent de ne poser le problème qu'en jouant à distinguer les couleurs primaires des couleurs "mélangées".

On peut observer des phénomènes avec des papiers de couleurs transparents...une fenêtre,une lampe...
Commenter des oeuvres, découvrir des peintures, nommer les couleurs...

Les enfants ont aimé jouer avec la peinture, mais l'objectif initial était trop difficile à atteindre, ce que la maîtresse a d'ailleurs vite perçu.

Si les enfants quittent assez rapidement les activités dirigées pour des temps de jeu, je me suis interrogé cependant sur la place accordée à l'activité ludique dans la classe (en particulier les jeux d'imitation) qui pourrait me semble-t-il être plus grande...

11h 10 : regroupement. De façon fort pertinente, la maîtresse procède à une présentation commentée et valorisante des travaux. On se prépare ensuite au repas de midi et on évoque le menu de la cantine.
Conclusion :Très bonne ambiance de classe et présence de la maîtresse à la fois attentive, apaisante... On chante, on écoute des histoires, on lit, on manipule, les domaines artistiques comme l'éducation corporelle ne sont pas oubliés mais peut-être faut-il à ce niveau veiller à ce que les activités soient bien adaptées aux possibilités des élèves, que chaque séquence serve un objectif prioritaire, clair pour la maîtresse et si possible pour les élèves... Il faut à la fois continuer dans la très bonne exigence langagière, mais ne pas se laisser piéger par une approche scolaire de certaines notions..

 

*

 


 

 *