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en
maternelle ps
séquence
vue le 25/01
Contexte: Paris 75010
PS 28 inscrits 10 absents.
Espace classe peu rationnel. ASEM à disposition dans la
classe .
Affichages: très peu...
trop peu surtout lorsqu'on apprend que le projet d'école
porte sur l'image... mais ce n'est pas la stagiaire qui en est
responsable.
Accueil: il se fait dans la
classe avec rencontre des parents.
Accueil attentif et individualisé: la maîtresse
régule, apaise, rassure, pense à écrire
le prénom de l'enfant pour celui qui fait un dessin. On observe avec plaisir
l'attention apportée au langage, y compris dans ces premiers
moments.La maîtresse aide l'enfant à bien formuler
ce qu'il veut dire, l'interroge...
Elle veille au respect des règles de la vie collective,
incite les élèves au rangement. On observe avec
intérêt que les élèves sont invités
à ranger les crayons selon des critères précis
(la couleur) et qu'une élève propose d'associer
la couleur de l'objet à la couleur de la boîte (
à saisir pour les mathématiques!).
8h 45 :"les enfants nous allons nous regrouper".
"J'ai pas fini !"
La maîtresse chante tout en aidant au rangement, mais on
sent bien que la technique de regroupement n'est pas encore acceptée.
Comment
faire pour ne pas interrompre les enfants qui veulent terminer
une activité ?
On peut se donner cinq minutes pour finir et ranger et demander
le regroupement à la fin de ce temps.
Une fois les enfants regroupés on procède à
un appel intéressant mais un peu scolaire.
L'enfant appelé se lève et répond "présent"
ou "présente"... Les élèves se
plient volontiers au jeu, mais on pourrait faire formuler une phrase
complète et rituelle ou en profiter pour s'enquérir
de la bonne santé de chacun...
On compte les présents. Activité plus difficile
qu'il n'y paraît, car il s'agit bien de "se compter".
Le comptage des absents, dix ce matin, est encore plus ardu.
On retrouve la comptine des jours de la semaine, ce qui permet
d'évoquer la date. On colle l'étiquette de l'éphéméride
(temps successif), on ne dispose pas d'une "horloge des
jours" qui permettrait d'évoquer le temps cyclique.
La perception
du calendrier est un objectif difficile, mais la connaissance
des jours de la semaine dans leur comptine successive est un
atout.
On alterne ensuite diverses comptines du répertoire et
la célèbre "Dame souris trotte" de Verlaine.
Après ce temps, on retrouve la marotte.
C'est bien entendu une très bonne idée. Les enfants
apprécient de dialoguer avec la "marotte souris".
La maîtresse
semble choisir de se cacher derrière la marotte alors
qu'il peut être intéressant qu'elle dialogue aussi
avec elle.
J'utilisais beaucoup la marotte à la fois pour les échanges
"affectifs", les surprises...mais aussi, c'était
elle qui exprimait par le jeu qu'elle n'appréciait pas
de voir la classe en désordre ou qu'il y avait trop de
bruit...
La collation a lieu avant 9 h.
Cette collation se fait selon les règles de la classe
avec une
attention toute particulière apportée à
la politesse, aux bonnes habitudes langagières.. C'est
tout à fait pertinent.
9 h 05 pendant que le goûter
se termine, la maîtresse relit une histoire. Ce ne peut-être
acceptable que dans un tel contexte, mais je ne sais si cela
est le meilleur moment.
Petite question au passage concernant le placement vocal de la
maîtresse. Il semble qu'il y ait risque de fatigue vocale
en plaçant la voix si haut. Peut-être à surveiller.
9 h 15 "C'est
l'heure d'aller en motricité". Les enfants
rectifient d'eux même: "dans le préau".
On se rend
dans le préau en chantant, avant d'y entrer la maîtresse
dit "j'attrape le bruit" et la formule
fonctionne.
Très bonne façon de faire passer une consigne
contraignante, par l'aspect ludique.
Dans le
préau la maîtresse doit préparer elle même
et installer tapis et matériel. Il semble que cela soit dû à
un problème d'organisation dans l'école, mais peut-être
peut on s'arranger pour que tout soit prêt à l'arrivée
de la classe, car il est difficile d'attendre.
La maîtresse
forme des "équipes" reconnaissables à
leur couleur (foulards) puis propose le jeu des "déménageurs".
Il s'agit de transporter des objets d'une maison à une
autre, chaque équipe ayant sa maison de départ
et sa maison d'arrivée. Les maisons ne sont pas spécialement
repérées et sur les tapis les objets sont de couleurs
diverses.
L'ASEM aide à former les équipes, c'est très
long.
Certains enfants
acceptent difficilement la couleur choisie, d'autres de porter
un foulard.
Trois enfants
restent "hors jeu". C'est beaucoup vu le nombre d'élèves.
La maîtresse
dit vouloir "équilibrer" les équipes.
Notion difficile et sur quels critères?
Avant le démarrage
du jeu, de nombreuses consignes orales sont dispensées.
Au signal, les enfants devront commencer "leur déménagement".
Celui-ci se fera très vite, en moins de deux minutes.
Certains enfants, inspirés par la couleur de leur équipe
voudraient déménager les objets en fonction des
couleurs.
Chaque équipe
fonctionne en parallèle, et dans chaque équipe
ce qui est normal, les enfants fonctionnent de manière
individuelle, se disputant parfois un objet.
Il nous
semble que l'activité comporte trop de variables pour
être claire.
S'agit-il d'ailleurs ?
- d'une activité:
motrice
mathématique
d'un jeu de compétition
L'idée
de jeu d'équipe est prématurée en PS.
On pouvait avoir plusieurs situations.
- sous forme
de "jeu à histoire" faire effectuer de
tapis en tapis des déménagements successifs le
plus vite possible
- imaginer d'emporter et trier le plus vite possible des objets
en fonction de leur couleur (les objets jaunes dans la maison
jaune...)
- ou des jeux de promenade avec retour rapide dans "sa maison"
au signal (mais on quitte le jeu des déménageurs)
Après la récréation, ce sera le retour
en classe et la répartition des ateliers:
On évoque alors des ateliers à poursuivre (un
atelier de collage/rangement )... et surtout la maîtresse
présente un atelier sur les mélanges de couleurs.
Elle montre une palette où l'on voit sous forme additive
la représentation de pastilles des couleurs primaires
dont l'addition produit une nouvelle couleur (Jaune + Bleu =
Vert) . La palette présente des combinaisons avec les
trois couleurs primaires.
Ce type
d'atelier poserait des problèmes à un élève
de cours moyen !
Il faut non seulement comprendre que deux couleurs en produisent
une troisième, non "aléatoire", mais
qu'il y a une influence liée au dosage du mélange!
On aurait pu à la rigueur jour à mélanger
des quantités prédosées de peinture dont
on aurait laissé des traces sur une feuille, mais c'est
encore très difficile...
Par contre
en PS on peut jouer à "foncer" un gris très
clair avec du noir, puis à l'éclaircir avec du
blanc (on peut se fabriquer des sortes de nuanciers) ... mais
cela demande une présence assidue de l'adulte.
Peut-être
serait-il pertinent de ne poser le problème qu'en jouant
à distinguer les couleurs primaires des couleurs "mélangées".
On peut observer
des phénomènes avec des papiers de couleurs transparents...une
fenêtre,une lampe...
Commenter des oeuvres, découvrir des peintures, nommer
les couleurs...
Les enfants ont aimé jouer avec la peinture, mais l'objectif
initial était trop difficile à atteindre, ce que
la maîtresse a d'ailleurs vite perçu.
Si les enfants
quittent assez rapidement les activités dirigées
pour des temps de jeu, je me suis interrogé cependant
sur la place accordée à l'activité ludique
dans la classe (en particulier les jeux d'imitation) qui pourrait
me semble-t-il être plus grande...
11h 10 : regroupement.
De façon fort pertinente, la maîtresse procède
à une présentation commentée et valorisante
des travaux. On se prépare ensuite au repas de midi et
on évoque le menu de la cantine.
Conclusion :Très bonne
ambiance de classe et présence de la maîtresse à
la fois attentive, apaisante... On chante, on écoute des
histoires, on lit, on manipule, les domaines artistiques comme
l'éducation corporelle ne sont pas oubliés mais
peut-être faut-il à ce niveau veiller à ce
que les activités soient bien adaptées aux possibilités
des élèves, que chaque séquence serve un
objectif prioritaire, clair pour la maîtresse et si possible
pour les élèves... Il faut à la fois continuer
dans la très bonne exigence langagière, mais ne
pas se laisser piéger par une approche scolaire de certaines
notions..
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