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gérer la classe - la gestion des élèves

gestion des comportements les outils de gestion de la classe


le règlement de la classe

un règlement de classe conçu par les élèves ?

les punitions !

un problème d'autoritarisme

la discipline dans une classe multi âges (analyse)

Des objectifs à se donner
Apprendre à différer sa plainte
Apprendre à s'excuser, à réparer
Apprendre la maîtrise de soi

10 trucs pour aider à la réussite des séances en classe
Fiche individuelle d'évaluation du comportement:
 une nouvelle fiche (période 2)

 

Le suivi personnel. Exemple de projet pour un élève en difficulté lourde



Un contrat individuel pour un élève ayant des difficultés à s'engager dans le travail écrit et soigner son travail.

les relations avecs les parents d'élèves

observer et repérer les réussites

 

 

N'hésitez pas à nous poser des questions concernant des cas concrets ou des situations diverses relatives à la gestion de la discipline:

 

 

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En maternelle

 

 

Gérer les ateliers
Gérer le regroupement


On évoque beaucoup dans les médias la question de l'autorité des maîtres.
La gestion de la discipline n'est pas tout à fait un problème nouveau et à trop la dissocier des contenus et activités, on s'expose à focaliser sur des rapports de force au déficit des apprentissages.
"Vous n'êtes pas sévère, vous êtes exigeant" m'avait dit un jour un élève décrivant bien le sens de mon action. C'est à dire, pas d'autoritarisme mais le rappel constant aux droits et devoirs en donnant à ces rappels une valeur éducative qui s'inscrive dans les valeurs citoyennes et républicaines.
Nous enrichirons progressivement cette rubrique de pistes concrètes mais en ce qui concerne l'école primaire (élémentaire et maternelle) quelques idées et principes s'imposent:


- tout d'abord, si notre personne est impliquée parce que la psychologie joue toujours, il faut savoir que la gestion de la discipline n'est pas un don mais une technique qui touche à la fois la dynamique de groupes mais aussi l'éthique si nous voulons donner un sens à la loi. Si un maître est chahuté, c'est parce qu'il n'a pas fait le point sur les techniques et les principes de son action, qu'il ne se positionne pas forcément correctement et non pas parce que les élèves lui en "voudraient" à lui, en tant qu'individu.


- des règles claires doivent régir la vie collective. Elles doivent s'exprimer clairement dans un règlement intérieur voté par le conseil d'école et de préférence voté et/ou explicité en conseil d'élèves. Ces règles doivent s'exprimer en termes de droits et de devoirs, préciser les objets et lieux interdits, définir les échelles de sanction en respectant la règlementation.

- un règlement intérieur de la classe pas trop lourd peut le compléter: la référence permanente à la loi écrite est un bon repère. Le règlement rappelle les droits et les devoirs

- une bonne sanction est une sanction qui peut s'objectiver au regard d'une faute. Elle ne doit pas être humiliante, elle doit être pédagogique et permettre à l'élève d'effacer son erreur. Une bonne sanction doit être mesurée, symbolique et réaliste.
La copie ne doit pas être une punition, c'est une activité à valoriser. De même que ramasser des papiers dans la cour est un comportement citoyen qui ne doit pas être réservé aux punis.
Les actions de réparation sont souvent pertinentes surtout en groupe. les excuses orales et écrites peuvent se formaliser de manière tout à fait éducative.

- il faut éviter les appareils "disciplinaires" lourds qu'ils soient dans l'école ou la classe et qui feraient que la discipline deviendrait la préoccupation première.
A ce titre, je suis très réservé vis à vis du permis à points qui bien qu'utilisé pour les conducteurs, n'est pas citoyen car il incite à commettre des fautes tant que le capital n'est pas épuisé. Certains élèves savent en jouer en perdant et récupérant des points... du coup, ils ont un comportement régulièrement incorrect et ne cessent d'être comme disent les anglo-saxons "border-line".

- c'est le travail scolaire qui doit être la préoccupation première. C'est très souvent en mettant la classe au travail et au travail écrit que l'on diminue les tensions, les oppositions, les rapports de force.

- plus que jamais un maître doit trouver sa légitimité dans le travail et le savoir qu'il dispense en valorisant le sens du savoir et le fait que grâce à lui l'élève "s'élève" et prend du pouvoir.
Bien apprendre doit ainsi permettre de gagner des droits nouveaux dans l'école, plus d'autonomie, plus de droits "citoyens" et décisionnels. Il pourrait être intéressant que les conseils des maîtres et d'élèves réfléchissent à ces droits que l'on peut gagner par une bonne attitude...

- les conseils d'élèves s'ils sont de bons lieux via les débats réglés pour gérer les problèmes entre enfants peuvent s'orienter plus en faveur d'actions positives que focaliser systématiquement sur les enfants "à problèmes" qui ainsi deviennent les petits héros négatifs permanents de ces débats... les actions de solidarité, d'entraide, de parrainage, de tutorat sont très responsabilisantes et valorisantes.

- Plus l'élève grandit, plus il est intéressant de lui apprendre à consigner sa plainte par écrit avant de la porter devant le conseil.

- l'enfant souhaite souvent attirer l'attention par un comportement qui lui permet de se démarquer du groupe. Une bonne gestion de la discipline peut se fonder sur la valorisation positive des comportements attentifs et respectueux des règles (valorisation verbale et non sous forme de récompense qui achète). L'effet pygmalion de la valorisation d'un progrès, d'une bonne attitude individuelle est très vite contagieux au groupe.

- il faut toujours s'étonner d'un mauvais comportement et féliciter celui qui est correct. Ne jamais oublier que l'enfant dans "la norme" doit attirer votre attention pour trouver intérêt à respecter les règles !

- la pédagogie doit tenir compte des effets de fatigue, de bruit, du rythme, des types et formes de travail.

- la gestion de l'espace et du temps doit permettre de baliser aussi la gestion des comportements en permettant au groupe de se calmer, retrouver une bonne attitude avant d'enchaîner... mais il est vain de bloquer une classe dans la formule du type "je ne travaillerai pas tant que..."


Quelques formules qui fonctionnent bien:

- bravo ! je vois qu'il ya déjà des élèves prêts et attentifs..on dirait des grands de (citer la classe supérieure)
- presque tout le monde est prêt (ne pas citer l'enfant qui se tient mal, à lui de se reconnaître)
à l'enfant qui se tient vraiment mal:
- je t'interdis de travailler et d'apprendre ce que nous allons étudier maintenant ! range tes affaires ! (on prend l'enfant au contrepied..en général il va devenir très attentif)

 

Feindre la colère, l'anticiper, la mimer, la jouer mais ne jamais y céder.

Eviter les insultes et les grossièretés... si jamais elles devaient venir jouer avec la surprise d'expressions à la capitaine Haddock

- cornegidouille de fromage blanc à la graisse de hérisson était le type d'expression que je pouvais exprimer avec humour pour signifier que l'on dépassait les bornes... mais en même temps dédramatiser la situation.

- il est toujours plus efficace d'aller vers l'élève qui se tient mal que de l'invectiver de loin : on s'approche, on le regarde d eprès, on pose une chaise face à lui... Il faut beaucoup travailler le regard pour que au fil des jours celui ci suffise à aider l'enfant à se ressaisir...

Eviter les punitions qui engendrent une comptabilité intenable. Préférer des gestions de fiches d'auto évaluation du comportement et du soin que l'on peut faire viser par les familles avec des objectifs à se donner pour l'élève...

Ne jamais isoler un élève dans un couloir mais éventuellement en fond de classe ou chez un collègue avec qui on a négocié... l'enfant est accompagné et doit effectuer son travail.

Voir l'enfant qui a manqué d'attention ou de sérieux pour discuter avec lui en dehors du groupe, l'interroger pour qu'il essaie d'expliciter pourquoi il se tient mal mais surtout lui proposer de l'aider à rectifier le tir au plus vite... si cela coince convoquer les parents et en parler ensemble face à l'enfant avec lui.

Un enfant qui se tient mal est souvent un enfant qui s'ennuie et manque d'activité.

Penser à confier des responsabilités, des choses à faire qui demandent éventuellement des déplacements à l'élève hyperactif ou bavard.

Bien respecter l'emploi du temps et ne pas proposer une activité "en carotte".

Recourir à des plans de travail hebdomadaires où l'enfant va pouvoir choisir l'ordre dans lequel il fera ses activités.


 Des objectifs collectifs, conseils de gestion... 

Gérer un double niveau

L'importance de l'accueil


Notes à propos de la violence en ZEP (2001):
 
Et la violence vous en avez chez vous?
Les stagiaires qui nous rejoignent posent souvent la question. La mobilité des enseignants de l'école témoigne qu'il n'est pas toujours facile d'y enseigner. Le découragement peut s'emparer de nous.

La violence d'un enfant, cette violence qu'il renvoie, c'est à la fois le retour de celle qu'il a pu recevoir, c'est aussi celle qu'il imite.

Géographie de la violence: celle du quartier. Mardi 25 septembre, des habitants manifestaient las de voir des vendeurs de drogue dans la rue, presque à la sortie des écoles... Souffrance de vécus difficiles. Immeubles insalubres, meublés, précarité... actualité féroce pour nombre d'enfants. Expatriés dans des conditions difficiles, ramenant trop souvent d'ailleurs des images de violence, de guerres et de misère. Mais aussi, dans ce quartier, tissu associatif vivant, entraides diverses et singulièrement des enfants que le groupe protège, même lorsqu'ils semblent traîner dans la rue.

L'école. Elle est immense. Trop grande. Deux écoles en fait qui se partagent des bâtiments dont l'un est de l'époque Eiffel et l'autre est un parallélépipède de brique rouge, lieu immonde, résonnant, aux fenêtres qui vous tombent dessus...Imaginez aussi un bâtiment immense consacré aux toilettes, une cantine où plus de 150 élèves déjeunent chaque jour.
Géographie de l'autorité: beaucoup d'adultes, qui s'unissent,mais dont la cohésion est difficile à faire vivre. Des corps d'enseignants divers, des maîtresses souvent jeunes, des élèves parfois aguerris à la provocation, au verbe haut. Des parents, qui ne savent pas toujours ce que l'école attend de leur enfant: "être sage"... Apprendre quoi ? Pourquoi?
Et la réputation. Forcément injuste, forcément fondée. Car à force de vous coller une étiquette, à force de voir les familles en situation moins difficile s'éloigner... alors, il y a danger.
Mais dès qu'une équipe se met en place, qu'une volonté se fait jour... on entend aussi, merci, des encouragements.
Alors, quelles réponses ?
Des réponses institutionnelles, sociales sont à trouver.
Il faudra un jour que l'on ose le vrai bilan des ZEP. A savoir, la discrimination positive est-elle une réalité? A-t-elle porté ses fruits? Tenter de réfléchir à cela calmement, dépasser le côté provocateur des solutions toutes faites.
Fermeté et douceur. Au mal opposer le bien. Pour le maître dans ce risque permanent d'être à la fois celui qui rappelle la loi et celui qui sanctionne, il peut y avoir isolement, il peut y avoir sentiment d'impuissance et d'humiliation s'il se pense "mis en cause en tant que personne" par les élèves.
Fermeté. Ne pas accepter la sortie de la règle. Mais distance. Moi ou un autre, l'insulte fuserait autant. Et la langue, souvent dure dans ces quartiers, ne saisit pas toujours les niveaux de langage.
Distance? Mais présence. Implication presque physique. Lutter contre la violence commence avec "je pense à mes élèves", à chacun de mes élèves. Comment vivent-ils leur présence à l'école? Se montrer disponible. Prévoir à la fois une pédagogie individualisée, mais aussi favoriser des temps pour le grand groupe.On peut retrouver aussi en ZEP cette ambiance décrite par Alain d'une classe d'élèves qui fait corps dans l'effort sous le regard ferme et bienveillant du maître.
L'accueil: chaque matin, dans la cour, dans la classe. Salutations. Echanges. Accueillir l'enfant seul, accueillir le groupe.
Encourager: chaque réussite, chaque attitude positive. Féliciter celui qui sait lever la main ou qui sait avoir une attitude positive plutôt que de s'engager dans une remontrance frontale.
Exiger: peu à peu. La politesse du verbe, la tenue... jouer de l'humour, jouer de l'exemplarité.
Désamorcer: le retour de l'élève énervé, dire et apaiser.
Expliquer: si l'on s'est fâché pourquoi. Parler d'intelligence, du pouvoir du savoir.
Travailler. Ecrire. Se placer dans l'écrit puisque singulièrement les élèves ne le refusent pas.
Différer, mais ne pas se montrer indifférent. Noter les plaintes, dialoguer vers les parents. Temporiser. S'appuyer sur l'écrit.La règle écrite. Un bon règlement intérieur.
Responsabiliser l'élève. Pas le culpabiliser. L'inviter à réparer l'acte...
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A suivre. Ouvrage conseillé: Prévenir et agir contre la violence dans la classe.de Rémi Casanova Questions d'École (Hatier)

 

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