lire à l'école primaire - littérature de jeunesse : des pistes théoriques et pratiques

Prepaclasse.net les textes officiels et les liens apprendre à lire la littérature de jeunesse en pratique lire à l'école

préparer la lecture d'un album en classe
à partir d'un exemple concret
Ne m'appelez plus jamais "Mon petit lapin" de Grégoire Solotareff
(Ecole des Loisirs)

La lecture experte, le rôle du maître

On connaît parmi les publications de l'Association Française pour la lecture, les "Lectures expertes" qui présentent sous format poche différents ouvrages lus par des maîtres experts en littérature de jeunesse et analysés avant d'être introduits en classe.
Ces petits formats ouvrent des pistes très utiles qui rappellent la nécessité pour le maître, bien avant de songer à l'introduction pratique du livre dans la classe, de s'approprier les textes qu'il va faire découvrir à ses élèves.

Il peut le faire seul, ce qui est déjà bien, mais il peut également confronter sa lecture à celle de ses collègues.
C'est ce que nous proposons en incitant nos collègues à mettre en place
des ateliers de lecture "adultes" dans les écoles.

Rencontre de points de vue, mises en relation, liens, échos... tout cela se développe avec un peu d'habitude et s'épanouit, se nourrit très vite au contact du regard des autres. C'est aussi une nouvelle façon de travailler en équipe.


S'approprier le livre, ce n'est pas chercher "comment on pourrait exploiter le livre" ou quelles activités on pourrait mener "à partir du livre". Non, c'est entrer dans le livre à la fois pour en faire une lecture sensible, personnelle, j'allais presque dire aimante... c'est entrer dans le livre pour oser interroger sa construction, observer ou noter des procédés, des allusions... c'est aller à la recherche de clés, soulever les mots comme des pierres et trouver "les secrets du livre", oser pointer ce qui nous touche, nous perturbe, ce qui crée ce petit trouble, ce petit frisson familier qui nous met en complicité avec l'auteur et nous autorise comme lecteur à prendre des libertés parfois inattendues avec les conventions, une façon de penser...

Oui ! la lecture ça fait grandir et c'est subversif ! La lecture ose remettre en question, s'opposer à une idée préconçue, à un pouvoir établi... C'est probablement ce qui fait que nombre d'enseignants restent gênés aux entournures face à la littérature de jeunesse et que nombreux sont les éditeurs à sortir aujourd'hui des fichiers pédagogiques qui sont autant d'insultes aux auteurs des albums qu'aux jeunes lecteurs. La vocation de ces ouvrages pour rassurer des maîtres et des parents parfois inquiets est de "scolariser", j'allais dire de "normaliser" la lecture en l'enfermant trop souvent dans une représentation sclérosante et enfermante du message de l'auteur... ou en évitant soigneusement d'entrer véritablement dans le livre et ce qu'il implique.
Ces produits tout faits peuvent parfois avoir de l'intérêt mais ils n'incitent pas le maître à entrer dans le livre avec son propre point de vue de lecteur.
Pire encore sont les albums écrits en vue de cette exploitation scolaire !
Honte aux éditeurs qui croient ainsi promouvoir la littérature de jeunesse !


Selon les âges, il est est bon de savoir lire et relire pour revenir sur sa lecture. Ainsi, pourra-t-on comprendre autrement le texte au fil des expériences de lecteur et de ses expériences personnelles.
Tout cela impose à la fois la capacité de "mettre en commun", de partage d'un patrimoine, mais avec comme règle éthique fondamentale, celle du respect de l'intimité du lecteur qui n'a pas à devoir rendre compte scolairement de ce qu'il devrait comprendre ou ressentir d'un livre.

Nous allons proposer ici au travers d'une illustration concrète une manière d'entrer dans le livre. C'est juste une approche, une façon de faire à confronter avec votre propre manière de faire.


Le choix de l'album

"Ne m'appelez plus jamais Mon petit lapin"C'est un des "best" du prolifique auteur Grégoire Solotareff. Publié en 1987 par l'École des Loisirs, il existe en grand et petit format.
Il est sélectionné par le ministère mais c'est surtout un livre riche qui permet de multiples entrées.
Cet album met en scène les aventures d'un lapin soucieux de s'émanciper et qui se confronte pour se faire à la loi et va se libérer des grands en rencontrant l'amitié.
Outre le fait que c'est un album fort plaisant à lire et à regarder, il peut concerner de très jeunes enfants comme des plus grands.
Il tient sa force du climat très particulier que sait créer Solotareff qui place bien les valeurs du côté des rapports humains et ose interroger les relations internes à la famille, parler de la solitude, de la transgression...
Pour pouvoir comprendre la suite, nous vous invitons à vous reporter à l'album et à son texte... Il n'est évidemment pas possible d'envisager de le reproduire ici ! Alors direction la B.C.D ou la bibliothèque de classe !

Le public visé ou concerné
L'ouvrage est souvent présenté comme destiné aux 5/7 ans. Bien entendu il peut être lu par le maître avant et nous montrerons qu'il peut être lu avec intérêt bien après... Il peut au cycle 3 faire partie des albums dont les grands vont préparer la lecture aux plus petits ou détourner pour des jeux d'écriture...
C'est en tout cas un album lisible (au sens qualité de lisibilité) tant du point de vue de son lexique que de l'organisation de la page, de la mise en couleur...

l'auteur

Quelques liens pour mieux connaître l'auteur et son oeuvre.

A l'École des Loisirs http://www.ecoledesloisirs.fr/index.html

Présentation sur le
site de Ricochet


Sa bibliographie en vente
http://www.alapage.com/mx/?tp=L&type=1&fulltext=Gregoire%20Solotareff&donnee_appel=REF05

Le site de l'auteur http://www.solotareff.com/
Les enfants reconnaissent très vite la façon de faire de cet auteur illustrateur. Spécialiste des lapins et des loups il sait les dessiner sans mièvrerie avec un trait simple et original. Les personnages sont surlignés de noir. Les textes équilibrés font souvent appel au dialogue et les allusions, les jeux de mots, les clins d'oeil ne sont pas gratuits.
En quelques années Solotareff est devenu un auteur phare de la littérature de jeunesse.
Il aime bien les amitiés improbables, les personnages à contre emploi... Les personnages sont souvent confrontés à des choix identitaires, à la solitude...

l'analyse de l'ouvrage
entrons dans le livre !

Graphisme et couleurs.
La première de couverture donne le nom de l'auteur, on se souvient forcément d'un nom pareil à l'étrange sonorité avec des deux "f" à la fin et comme un cri bien haut le titre écrit en majuscules.

Le lapin est là avec ses immenses oreilles et un étrange accoutrement.
Un lapin chasseur ? Veste rouge à gros boutons, arc et carquois...
En quatrième, outre le code barres, le lapin est là, seul sur ses skis...
Rouge, jaune, noir des skis et du surlignage et blancheur immaculée de la neige.
A noter ce jaune là est bien particulier, un peu pâle... Est-ce qu'on saurait le retrouver ?

On le retrouve ! Sur les arbres... qui reprennent aussi le noir...Noir de la terre.
On ne voit pas souvent le ciel mais lorsqu'il apparaît, il est bleu pâle, très pur.
Le bleu c'est aussi la couleur "des grands": une lapine, des humains, le gyrophare de la voiture de police, les policiers...
Le vert apparaît avec la veste de l'ami du héros.
Des couleurs qui brillent sur le papier sous la lampe...

Des lignes à travers le livre:
Des lignes verticales... obliques, horizontales...
- nous reparlerons des oreilles des lapins qui changent de direction selon l'humeur...
Le livre est traversé de lignes:
- verticales avec les arbres ou plutôt des troncs (des bouleaux ? ) qui ouvrent en double page l'album et vont le fermer... Ces arbres si grands dont on ne voit pas le sommet ... si grands devant un petit lapin... sont le cadre symbolique dans lequel le petit personnage va évoluer arrivant de la droite vers la gauche, venant vers nous, vers le texte à gauche...

Perspective. Solotareff joue avec les alignements verticaux des troncs.
Puisque nous sommes en montagne, Solotareff les place sur une ligne oblique de gauche à droite accentuant l'effet de mouvement. Arbres statiques, lapin en mouvement rapide sur ses skis, petit point rouge glissant au pied des arbres.

Sur une double page, l'oeil est attiré soudain par la ligne penchée de l'un des troncs et l'on mesure mieux alors que le dessinateur n'a pas tracé ses traits à la règle. Verticales oui, mais irrégulières. On pourrait presque dans le dessin de l'écorce deviner des formes en mouvement...

Bras vers le haut face au petit lapin, les humains tracent aussi des lignes verticales... Vers le haut... Aller vers le haut, c'est grandir...

Plus loin, les lignes verticales des arbres se font protectrices de la fuite des lapins. Arbres, spectateurs muets....

Puis soudain, c'est la prison... Lignes verticales des barreaux et puis quadrillage méthodique des parpaings du mur...

Lignes horizontales quand les lapins vont prendre la fuite.
Lignes horizontales du journal lu par les deux lapins... à nouveau dans les verticales protectrices des arbres. Lignes horizontales encore des pieds des différents personnages à la vaste pointure..
A observer aussi le jeu qui est fait avec les skis: skis croisés, ligne oblique...

Au fait les arbres: protecteurs ou prison ? Cela vous rappelle-t-il quelqu'un qui peut pour vous protéger vous emprisonner un peu et vous empêcher de grandir...

Les oreilles
Emblématiques des lapins de Solotareff, elles sont démesurées et changent de position selon l'humeur, la vitesse, les événements...
Les oreilles ne sont pas ici simplement le récepteur de l'information, mais deviennent de vrais moyens de communication...
Quand elles tombent en arrière c'est mauvais signe... Elles peuvent se placer en V jubilatoire... elles sont moyen d'affirmation...

Les images
Entrée en double page.
Lors du récit l'image est à droite et le texte à gauche jusqu'au moment où l'on décrit l'état d'âme du lapin. "Jean était triste". Impression de petitesse et de solitude du petit lapin sous les grands arbres qui envahissent la double page.
Lorsque l'action bascule et que le lapin décide d'entrer en transgression, le texte et l'image se répartissent en symétrie de part et d'autre de la double page. Le fil du récit reprend avec image à droite et texte à gauche.
Lorsqu'un nouveau basculement se présente avec la poursuite du lapin à travers la forêt, le texte reste à gauche mais l'image occupe la double page.
Le récit reprend son fil et l'image est à droite tandis que le texte reste à gauche. .. Tout cela jusqu'au nouvel événement, l'évasion; où texte et image sont de nouveaux répartis de part et d'autre... y compris lorsque se scelle l'amitié entre les deux héros.
Le récit se poursuit avec texte à gauche et image à droite pour se conclure comme il avait commencé.

On observe donc outre la règle habituelle image à droite et texte à gauche, que c'est lorsqu'il y a un événement important, une remise en question, du suspense, un risque, que l'image envahit les deux pages

Le texte
Le titre est en haut de la page.
Le texte est margé à gauche comme à droite, justifié et écrit en bas de page. Il ne remontera jamais plus haut que la moitié de page. Sentiment d'ordre, de clarté, de régularité presque dans le texte.
Plus le récit est important, prend de l'intensité, plus la part du texte est réduite.
La ponctuation est très présente ainsi que le recours parfois aux caractères en italique ou aux majuscules (cri, titre..) En revanche les écrits "dessinés" sont présents: le début de BANQUE vu "à l'envers" (de l'intérieur de la banque) et le titre du journal que tiennent les lapins n'est pas lisible mais commence par "Le Lu..."
Les phrases ne sont pas à cheval sur deux pages.
A noter, les caractères écrits en noir deviennent blancs pour pouvoir être lus lorsque le fond est noir.

L'effet provoqué par la partie blanche de la page renforce l'omniprésence de la neige... et la solitude ou la fragilité des personnages.

Le lexique
Au pluriel ou au singulier... 28 fois le mot lapin !

Le lexique est simple, parfois familier, jamais grossier.
Les personnages pourront cependant dire parfois des choses assez percutantes avec leurs mots simples.
Classiquement le texte emploie les temps du conte. Les dialogues sont au présent.

Les personnages
"mon petit lapin" jean Carotte. C'est lui qui parle et s'adresse au lecteur dès le titre...mais l'auteur narrateur reprend ensuite la main.
Jean, de Jeannot lapin.
Jean avoue la tristesse face à son statut et sa solitude "pas de copain".

Le grand-père: porte barbe et lunettes mais ressemble bien à son petit fils. Personnage de dialogue et qui soutient le héros. Il est vêtu de rouge comme son petit fils.

Les autres lapins, les grands...

Son père : évoqué parmi les grands.

Les mamans Lapin. On n'évoque pas la mère de Jean Carotte. Lapin prend soudain une majuscule.

Le directeur de la banque... qui semble confus d'avoir à appeler la police.

Les policiers: on dirait bien des loups, ils sont énormes et ridicules à la fois. Ils sont vus comme ennemis potentiels ou danger.

Jim Radis. Est-il américain ?
Forcément Jean et Jim... peuvent rappeler Jules et Jim aux adultes...
Jim a bon caractère, il est encore plus petit que jean et semble en rire.

Singulièrement les parents sont bien absents au bénéfice du grand-père et c'est l'amitié entre les deux garçons qui est la valeur forte de l'album. Une amitié simple où Jean va découvrir que "l'on a toujours besoin d'un plus petit que soi".

Les grands semblent tour à tour muets (les arbres), absents (les parents), veules (le banquier et ses clients), médisants ou moqueurs (les autres lapins) violents (la maman lapin qui met une claque et les policiers).

A noter Jean et Jim savent lire ce qui leur permet de rire en lisant le journal. Vision émancipatrice de la lecture.

Le récit
Dès le titre et la première page, le problème est posé. Jean ne supporte pas qu'on l'appelle "mon petit lapin". Il est même dans l'incompréhension de ce qui lui semble si peu rationnel.
Jean sait lire (on le découvrira plus tard), il commence à vouloir être considéré comme un grand. Les enfants s'identifieront.

Le petit lapin va discuter avec son grand-père qui témoigne de sa capacité d'écoute, il est son interlocuteur visiblement privilégié. Il lui propose une explication rassurante et le situe face à son avenir.Plus tard, on ne t'appellera plus "mon petit lapin" mais juste "mon lapin".
L'impatience du jeune lapin est grande d'autant plus qu'il insupporte qu'on lui rappelle sans cesse son statut de petit. "Les grands ont le droit de faire et de dire ce qu'ils veulent" lui a dit son père.
Bien entendu les enfants ont tous subi le "tu es trop petit pour comprendre", "quand tu seras grand tu pourras faire ceci ou cela..."

Jean va faire le constat amer de sa petitesse, de sa solitude et décider de se révolter, de changer d'image. Il fait un peu sa crise d'identité, ou sa crise d'adolescence comme les enfants et les adolescents peuvent en traverser.


L'auteur nous dit bien qu'il se sent triste et n'a pas de copain et c'est ce sentiment qui va faire qu'il "se parlera".

Voici le héros en recherche de transgression. Faire des grimaces, se montrer impoli, voler...
L'auteur note déjà que de "toute façon cela devait mal finir".
Très exactement comme le choeur antique dans Antigone.

Voici que notre jeune héros livré à lui même s'enfonce sur le chemin de la délinquance.
Il va attaquer la banque nanti d'un "vrai pistolet", "d'un arc et de flèches, d'un poignard très pointu et d'une épée". Forcément, cette accumulation d'armes sur un aussi petit lapin loin de le rendre plus effrayant, en fait un criminel peu crédible et accroît le ridicule des humains apeurés qui sont verts de peur devant un si petit lapin. "Haut les mains" dit-il et on pense "Hauts les mains peau d'lapins..."On connaît la suite.
Le banquier dut "malheureusement" téléphoner à la police. Visiblement, c'est à contre coeur qu'il le fait, à la fois couard mais aussi probablement convaincu que le bandit n'est pas bien dangereux... d'autant qu'il n'emportera même pas son butin.

Solotareff nous envoie-t-il un message pour nous montrer que la logique du jeune héros s'inscrit dans une démission de la société ? Les adultes cinéphiles penseront au film américain "
Elephant".

La rencontre avec les policiers et la prison est violente et courte... mais heureusement, Jim va surgir d'un rayon de lumière dans une arrivée très cinématographique.
Jean qui trouve plus petit que lui va rire.. mais quelle est la nature de ce rire ? Un rire nerveux ? Un rire où il vient se moquer de Jim qui est plus petit que lui ou plutôt se moquer de lui même et de ses actes désespérés ?

Jim "a bon caractère". Sympa, on se demande si sous son pragmatisme il n'est pas un peu simplet... mais il est joueur, il aime rire et Solotareff nous rappelle que l'enfance c'est aussi cela, le droit de jouer, de rire... Oui, mais prenant soudain le contre-pied de ce premier point de vue, nous apprenons que Jim est tout de même un meurtrier. Certes par légitime défense mais qu'il ne témoigne d'aucun regret. Tuer pour ne pas se faire manger...

Jean est choqué mais de nouveau le jeu l'emporte sur le drame comme si l'enfance échappait à son propre destin.

Les lapins vont creuser un tunnel pour s'évader, ils vont "se prendre par la main" puis sceller leur amitié. Mais ils restent enfants et vont devoir recourir à l'aide du grand-père.. On notera au passage que Jim semble sans famille.

Le grand père va cacher les jeunes délinquants dans un lieu sûr où les policiers ne vont JAMAIS. C'est écrit en majuscules pour rassurer le lecteur.
Le titre du journal lui même souligne le paradoxe de la situation "Grande évasion de deux petits lapins". Le rire que déclenche ce titre méritera débat. Plus tard, ils sortiront de leur cachette quand l'affaire sera "oubliée"...Au fond, ils auront tout de même été un peu punis et privés du Monde pour éviter la prison.

A la fin de l'album, outre l'attachement que le lecteur éprouvera pour les deux petits héros et le grand-père, on ne pourra que s'interroger sur le rôle de la société, celui des parents... On sent bien sous le bonheur et la richesse de l'amitié que perce une forme de mélancolie, une vision lucide d'un monde difficile et peu courageux où il faut savoir se faire sa place en s'entourant de bons amis, en jouant de dérision et en conservant le lien avec les ancêtres...

quelques pistes pédagogiques
Elles sont données à titre indicatif et non dans une progression linéaire stricte.
Elles peuvent être adaptées aux différents niveaux.

Entendre l'histoire dans sa continuité (lue par le maître, enregistrée...)
Lire et relire, revenir sur le texte en fonction des besoins, des interprétations...
Copier un passage préféré et expliciter son choix.
"Mon petit lapin": imaginer une activité sur les petits noms que l'on se donne, en recenser dans les familles, dans les ouvrages et témoigner du sentiment que l'on éprouve lorsqu'on reçoit ce genre de petit nom en privé ou en public...
Rechercher ce que les grands peuvent faire et qui est interdit aux petits, décrire ce que l'on fera quand "on sera grand"...
Les plus grands feront le lien entre Jean et Jeannot Lapin, entre Carotte et Poil de Carotte autre enfant à surnom...
Réaliser l'organigramme des personnages de l'histoire afin de recenser les informations que l'on en sait d'eux et les liens qui les unissent.
Imaginer le dialogue entre le grand-père et Jean sous forme orale (avec des marottes) ou écrite.
Interpréter l'état d'esprit de Jean au début du roman et son évolution...
Expliciter pourquoi il devient bandit et commenter (rapport à la Loi)
Observer la construction du texte et des images.
Commenter les images et les effets qu'elles suggèrent. Observer la place formelle du texte et ses effets.
Observer, relever et commenter le rôle des couleurs.
Relever ce que les images disent que le texte ne dit pas: la réaction de la maman Lapin, l'attaque de la banque, ce qui arrive aux policiers.
Commenter la rencontre entre Jean et Jim.
Débattre de ce qui est arrivé à Jim et de la réaction de Jean.
Décrire et interpréter le personnage de Jim.
Commenter et interpréter la fin de l'histoire.
Tirer "la morale de l'histoire".
Ecrire: le point devue du grand-père, du banquier...
Ecrire à la manière de Solotareff l'histoire de Jim (cycle 3).
Jouer les dialogues, enregistrer le texte.
Rechercher d'autres ouvrages de Solotareff pour en faire la comparaison.
Rechercher des histoires d'amitiés.
Dessiner d'autres animaux à la manière de Solotareff.

...voir grille d'exploration



Et vous ?
Avez-vous lu cet album?
L'avez-vous présenté à vos élèves ?
Comment cela s'est-il passé ?
Impressions, commentaires...
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