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La
lecture experte,
le rôle du maître
On connaît
parmi les publications de l'Association
Française pour la lecture, les "Lectures expertes"
qui présentent sous format poche différents ouvrages
lus par des maîtres experts en littérature de jeunesse
et analysés avant d'être introduits en classe.
Ces petits formats ouvrent des pistes très utiles qui
rappellent la nécessité pour le maître, bien
avant de songer à l'introduction pratique du livre dans
la classe, de s'approprier les textes qu'il va faire découvrir
à ses élèves.
Il peut le faire seul, ce qui est déjà bien, mais
il peut également confronter sa lecture à celle
de ses collègues.
C'est ce que nous proposons en incitant nos collègues
à mettre en place des ateliers de lecture "adultes"
dans les écoles.
Rencontre de points de vue, mises en relation, liens, échos...
tout cela se développe avec un peu d'habitude et s'épanouit,
se nourrit très vite au contact du regard des autres.
C'est aussi une nouvelle façon de travailler en équipe.
S'approprier le livre, ce n'est pas chercher "comment
on pourrait exploiter le livre" ou quelles activités
on pourrait mener "à partir du livre".
Non, c'est entrer dans le livre à la fois pour en faire
une lecture sensible, personnelle, j'allais presque dire aimante...
c'est entrer dans le livre pour oser interroger sa construction,
observer ou noter des procédés, des allusions...
c'est aller à la recherche de clés, soulever les
mots comme des pierres et trouver "les secrets du livre",
oser pointer ce qui nous touche, nous perturbe, ce qui crée
ce petit trouble, ce petit frisson familier qui nous met en complicité
avec l'auteur et nous autorise comme lecteur à prendre
des libertés parfois inattendues avec les conventions,
une façon de penser...
Oui ! la lecture ça fait grandir et c'est subversif !
La lecture ose remettre en question, s'opposer à une idée
préconçue, à un pouvoir établi...
C'est probablement ce qui fait que nombre d'enseignants restent
gênés aux entournures face à la littérature
de jeunesse et que nombreux sont les éditeurs à
sortir aujourd'hui des fichiers pédagogiques qui sont
autant d'insultes aux auteurs des albums qu'aux jeunes lecteurs.
La vocation de ces ouvrages pour rassurer des maîtres et
des parents parfois inquiets est de "scolariser", j'allais
dire de "normaliser" la lecture en l'enfermant trop
souvent dans une représentation sclérosante et
enfermante du message de l'auteur... ou en évitant soigneusement
d'entrer véritablement dans le livre et ce qu'il implique.
Ces produits tout faits peuvent parfois avoir de l'intérêt
mais ils n'incitent pas le maître à entrer dans
le livre avec son propre point de vue de lecteur.
Pire encore sont les albums écrits en vue de cette exploitation
scolaire !
Honte aux éditeurs qui croient ainsi promouvoir la littérature
de jeunesse !
Selon les âges, il est est bon de savoir lire et relire
pour revenir sur sa lecture. Ainsi, pourra-t-on comprendre autrement
le texte au fil des expériences de lecteur et de ses expériences
personnelles.
Tout cela impose à la fois la capacité de "mettre
en commun", de partage d'un patrimoine, mais avec comme
règle éthique fondamentale, celle du respect de
l'intimité du lecteur qui n'a pas à devoir rendre
compte scolairement de ce qu'il devrait comprendre ou ressentir
d'un livre.
Nous allons proposer ici au travers d'une illustration concrète
une manière d'entrer dans le livre. C'est juste une approche,
une façon de faire à confronter avec votre propre
manière de faire.
Le choix de l'album
"Ne m'appelez plus jamais Mon petit lapin"C'est un des "best"
du prolifique auteur Grégoire Solotareff. Publié
en 1987 par l'École des Loisirs, il existe en grand et
petit format.
Il est sélectionné par le ministère mais
c'est surtout un livre riche qui permet de multiples entrées.
Cet album met en scène les aventures d'un lapin soucieux
de s'émanciper et qui se confronte pour se faire à
la loi et va se libérer des grands en rencontrant l'amitié.
Outre le fait que c'est un album fort plaisant à lire
et à regarder, il peut concerner de très jeunes
enfants comme des plus grands.
Il tient sa force du climat très particulier que sait
créer Solotareff qui place bien les valeurs du côté
des rapports humains et ose interroger les relations internes
à la famille, parler de la solitude, de la transgression...
Pour pouvoir comprendre la suite, nous vous invitons à
vous reporter à l'album et à son texte... Il n'est
évidemment pas possible d'envisager de le reproduire ici
! Alors direction la B.C.D ou la bibliothèque de classe
!
Le public visé
ou concerné
L'ouvrage
est souvent présenté comme destiné aux 5/7
ans. Bien entendu il peut être lu par le maître avant
et nous montrerons qu'il peut être lu avec intérêt
bien après... Il peut au cycle 3 faire partie des albums
dont les grands vont préparer la lecture aux plus petits
ou détourner pour des jeux d'écriture...
C'est en tout cas un album lisible (au sens qualité de
lisibilité) tant du point de vue de son lexique que de
l'organisation de la page, de la mise en couleur...
l'auteur
Quelques
liens pour mieux connaître l'auteur et son oeuvre.
A l'École
des Loisirs http://www.ecoledesloisirs.fr/index.html
Présentation sur le site
de Ricochet
Sa bibliographie en vente
http://www.alapage.com/mx/?tp=L&type=1&fulltext=Gregoire%20Solotareff&donnee_appel=REF05
Le site
de l'auteur http://www.solotareff.com/
Les enfants
reconnaissent très vite la façon de faire de cet
auteur illustrateur. Spécialiste des lapins et des loups
il sait les dessiner sans mièvrerie avec un trait simple
et original. Les personnages sont surlignés de noir. Les
textes équilibrés font souvent appel au dialogue
et les allusions, les jeux de mots, les clins d'oeil ne sont
pas gratuits.
En quelques années Solotareff est devenu un auteur phare
de la littérature de jeunesse.
Il aime bien les amitiés improbables, les personnages
à contre emploi... Les personnages sont souvent confrontés
à des choix identitaires, à la solitude...
l'analyse de l'ouvrage
entrons dans le livre !
Graphisme
et couleurs.
La première de couverture donne le nom de l'auteur, on
se souvient forcément d'un nom pareil à l'étrange
sonorité avec des deux "f" à la fin et
comme un cri bien haut le titre écrit en majuscules.
Le lapin est là avec ses immenses oreilles et un étrange
accoutrement.
Un lapin chasseur ? Veste rouge à gros boutons, arc et
carquois...
En quatrième, outre le code barres, le lapin est là,
seul sur ses skis...
Rouge, jaune, noir des skis et du surlignage et blancheur immaculée
de la neige.
A noter ce jaune là est bien particulier, un peu pâle...
Est-ce qu'on saurait le retrouver ?
On le retrouve ! Sur les arbres... qui reprennent aussi le noir...Noir
de la terre.
On ne voit pas souvent le ciel mais lorsqu'il apparaît,
il est bleu pâle, très pur.
Le bleu c'est aussi la couleur "des grands": une lapine,
des humains, le gyrophare de la voiture de police, les policiers...
Le vert apparaît avec la veste de l'ami du héros.
Des couleurs qui brillent sur le papier sous la lampe...
Des lignes
à travers le livre:
Des lignes verticales... obliques, horizontales...
- nous reparlerons des oreilles des lapins qui changent de direction
selon l'humeur...
Le livre est traversé de lignes:
- verticales avec les arbres ou plutôt des troncs (des
bouleaux ? ) qui ouvrent en double page l'album et vont le fermer...
Ces arbres si grands dont on ne voit pas le sommet ... si grands
devant un petit lapin... sont le cadre symbolique dans lequel
le petit personnage va évoluer arrivant de la droite vers
la gauche, venant vers nous, vers le texte à gauche...
Perspective. Solotareff joue avec les alignements verticaux des
troncs.
Puisque nous sommes en montagne, Solotareff les place sur une
ligne oblique de gauche à droite accentuant l'effet de
mouvement. Arbres statiques, lapin en mouvement rapide sur ses
skis, petit point rouge glissant au pied des arbres.
Sur une double page, l'oeil est attiré soudain par la
ligne penchée de l'un des troncs et l'on mesure mieux
alors que le dessinateur n'a pas tracé ses traits à
la règle. Verticales oui, mais irrégulières.
On pourrait presque dans le dessin de l'écorce deviner
des formes en mouvement...
Bras vers le haut face au petit lapin, les humains tracent aussi
des lignes verticales... Vers le haut... Aller vers le haut,
c'est grandir...
Plus loin, les lignes verticales des arbres se font protectrices
de la fuite des lapins. Arbres, spectateurs muets....
Puis soudain, c'est la prison... Lignes verticales des barreaux
et puis quadrillage méthodique des parpaings du mur...
Lignes horizontales quand les lapins vont prendre la fuite.
Lignes horizontales du journal lu par les deux lapins... à
nouveau dans les verticales protectrices des arbres. Lignes horizontales
encore des pieds des différents personnages à la
vaste pointure..
A observer aussi le jeu qui est fait avec les skis: skis croisés,
ligne oblique...
Au fait les arbres: protecteurs ou prison ? Cela vous rappelle-t-il
quelqu'un qui peut pour vous protéger vous emprisonner
un peu et vous empêcher de grandir...
Les oreilles
Emblématiques des lapins de Solotareff, elles sont démesurées
et changent de position selon l'humeur, la vitesse, les événements...
Les oreilles ne sont pas ici simplement le récepteur de
l'information, mais deviennent de vrais moyens de communication...
Quand elles tombent en arrière c'est mauvais signe...
Elles peuvent se placer en V jubilatoire... elles sont moyen
d'affirmation...
Les images
Entrée en double page.
Lors du récit l'image est à droite et le texte
à gauche jusqu'au moment où l'on décrit
l'état d'âme du lapin. "Jean était
triste". Impression de petitesse et de solitude du petit
lapin sous les grands arbres qui envahissent la double page.
Lorsque l'action bascule et que le lapin décide d'entrer
en transgression, le texte et l'image se répartissent
en symétrie de part et d'autre de la double page. Le fil
du récit reprend avec image à droite et texte à
gauche.
Lorsqu'un nouveau basculement se présente avec la poursuite
du lapin à travers la forêt, le texte reste à
gauche mais l'image occupe la double page.
Le récit reprend son fil et l'image est à droite
tandis que le texte reste à gauche. .. Tout cela jusqu'au
nouvel événement, l'évasion; où texte
et image sont de nouveaux répartis de part et d'autre...
y compris lorsque se scelle l'amitié entre les deux héros.
Le récit se poursuit avec texte à gauche et image
à droite pour se conclure comme il avait commencé.
On observe donc outre la règle habituelle image à
droite et texte à gauche, que c'est lorsqu'il y a un événement
important, une remise en question, du suspense, un risque, que
l'image envahit les deux pages
Le texte
Le titre est en haut de la page.
Le texte est margé à gauche comme à droite,
justifié et écrit en bas de page. Il ne remontera
jamais plus haut que la moitié de page. Sentiment d'ordre,
de clarté, de régularité presque dans le
texte.
Plus le récit est important, prend de l'intensité,
plus la part du texte est réduite.
La ponctuation est très présente ainsi que le recours
parfois aux caractères en italique ou aux majuscules (cri,
titre..) En revanche les écrits "dessinés"
sont présents: le début de BANQUE vu "à
l'envers" (de l'intérieur de la banque) et le titre
du journal que tiennent les lapins n'est pas lisible mais commence
par "Le Lu..."
Les phrases ne sont pas à cheval sur deux pages.
A noter, les caractères écrits en noir deviennent
blancs pour pouvoir être lus lorsque le fond est noir.
L'effet
provoqué par la partie blanche de la page renforce l'omniprésence
de la neige... et la solitude ou la fragilité des personnages.
Le lexique
Au pluriel ou au singulier... 28 fois le mot lapin !
Le lexique est simple, parfois familier, jamais grossier.
Les personnages pourront cependant dire parfois des choses assez
percutantes avec leurs mots simples.
Classiquement le texte emploie les temps du conte. Les dialogues
sont au présent.
Les personnages
"mon petit lapin" jean Carotte. C'est lui qui parle
et s'adresse au lecteur dès le titre...mais l'auteur narrateur
reprend ensuite la main.
Jean, de Jeannot lapin.
Jean avoue la tristesse face à son statut et sa solitude
"pas de copain".
Le grand-père: porte barbe et lunettes mais ressemble
bien à son petit fils. Personnage de dialogue et qui soutient
le héros. Il est vêtu de rouge comme son petit fils.
Les autres lapins, les grands...
Son père
: évoqué parmi les grands.
Les mamans Lapin. On n'évoque pas la mère de Jean
Carotte. Lapin prend soudain une majuscule.
Le directeur de la banque... qui semble confus d'avoir à
appeler la police.
Les policiers: on dirait bien des loups, ils sont énormes
et ridicules à la fois. Ils sont vus comme ennemis potentiels
ou danger.
Jim Radis. Est-il américain ?
Forcément Jean et Jim... peuvent rappeler Jules et Jim
aux adultes...
Jim a bon caractère, il est encore plus petit que jean
et semble en rire.
Singulièrement les parents sont bien absents au bénéfice
du grand-père et c'est l'amitié entre les deux
garçons qui est la valeur forte de l'album. Une amitié
simple où Jean va découvrir que "l'on a toujours
besoin d'un plus petit que soi".
Les grands semblent tour à tour muets (les arbres), absents
(les parents), veules (le banquier et ses clients), médisants
ou moqueurs (les autres lapins) violents (la maman lapin qui
met une claque et les policiers).
A noter Jean et Jim savent lire ce qui leur permet de rire en
lisant le journal. Vision émancipatrice de la lecture.
Le récit
Dès le titre et la première page, le problème
est posé. Jean ne supporte pas qu'on l'appelle "mon
petit lapin". Il est même dans l'incompréhension
de ce qui lui semble si peu rationnel.
Jean sait lire (on le découvrira plus tard), il commence
à vouloir être considéré comme un
grand. Les enfants s'identifieront.
Le petit lapin va discuter avec son grand-père qui témoigne
de sa capacité d'écoute, il est son interlocuteur
visiblement privilégié. Il lui propose une explication
rassurante et le situe face à son avenir.Plus tard, on
ne t'appellera plus "mon petit lapin" mais juste "mon
lapin".
L'impatience du jeune lapin est grande d'autant plus qu'il insupporte
qu'on lui rappelle sans cesse son statut de petit. "Les
grands ont le droit de faire et de dire ce qu'ils veulent"
lui a dit son père.
Bien entendu les enfants ont tous subi le "tu es trop petit
pour comprendre", "quand tu seras grand tu pourras
faire ceci ou cela..."
Jean va faire le constat amer de sa petitesse, de sa solitude
et décider de se révolter, de changer d'image.
Il fait un peu sa crise d'identité, ou sa crise d'adolescence
comme les enfants et les adolescents peuvent en traverser.
L'auteur nous dit bien qu'il se sent triste et n'a pas de copain
et c'est ce sentiment qui va faire qu'il "se parlera".
Voici le héros en recherche de transgression. Faire des
grimaces, se montrer impoli, voler...
L'auteur note déjà que de "toute façon
cela devait mal finir".
Très exactement comme le choeur antique dans Antigone.
Voici que notre jeune héros livré à lui
même s'enfonce sur le chemin de la délinquance.
Il va attaquer la banque nanti d'un "vrai pistolet",
"d'un arc et de flèches, d'un poignard très
pointu et d'une épée". Forcément, cette
accumulation d'armes sur un aussi petit lapin loin de le rendre
plus effrayant, en fait un criminel peu crédible et accroît
le ridicule des humains apeurés qui sont verts de peur
devant un si petit lapin. "Haut les mains" dit-il et
on pense "Hauts les mains peau d'lapins..."On connaît
la suite.
Le banquier dut "malheureusement" téléphoner
à la police. Visiblement, c'est à contre coeur
qu'il le fait, à la fois couard mais aussi probablement
convaincu que le bandit n'est pas bien dangereux... d'autant
qu'il n'emportera même pas son butin.
Solotareff nous envoie-t-il un message pour nous montrer que
la logique du jeune héros s'inscrit dans une démission
de la société ? Les adultes cinéphiles penseront
au film américain "Elephant".
La rencontre avec les policiers et la prison est violente et
courte... mais heureusement, Jim va surgir d'un rayon de lumière
dans une arrivée très cinématographique.
Jean qui trouve plus petit que lui va rire.. mais quelle est
la nature de ce rire ? Un rire nerveux ? Un rire où il
vient se moquer de Jim qui est plus petit que lui ou plutôt
se moquer de lui même et de ses actes désespérés
?
Jim "a bon caractère". Sympa, on se demande
si sous son pragmatisme il n'est pas un peu simplet... mais il
est joueur, il aime rire et Solotareff nous rappelle que l'enfance
c'est aussi cela, le droit de jouer, de rire... Oui, mais prenant
soudain le contre-pied de ce premier point de vue, nous apprenons
que Jim est tout de même un meurtrier. Certes par légitime
défense mais qu'il ne témoigne d'aucun regret.
Tuer pour ne pas se faire manger...
Jean est choqué mais de nouveau le jeu l'emporte sur le
drame comme si l'enfance échappait à son propre
destin.
Les lapins vont creuser un tunnel pour s'évader, ils vont
"se prendre par la main" puis sceller leur amitié.
Mais ils restent enfants et vont devoir recourir à l'aide
du grand-père.. On notera au passage que Jim semble sans
famille.
Le grand père va cacher les jeunes délinquants
dans un lieu sûr où les policiers ne vont JAMAIS.
C'est écrit en majuscules pour rassurer le lecteur.
Le titre du journal lui même souligne le paradoxe de la
situation "Grande évasion de deux petits lapins".
Le rire que déclenche ce titre méritera débat.
Plus tard, ils sortiront de leur cachette quand l'affaire sera
"oubliée"...Au fond, ils auront tout de même
été un peu punis et privés du Monde pour
éviter la prison.
A la fin de l'album, outre l'attachement que le lecteur éprouvera
pour les deux petits héros et le grand-père, on
ne pourra que s'interroger sur le rôle de la société,
celui des parents... On sent bien sous le bonheur et la richesse
de l'amitié que perce une forme de mélancolie,
une vision lucide d'un monde difficile et peu courageux où
il faut savoir se faire sa place en s'entourant de bons amis,
en jouant de dérision et en conservant le lien avec les
ancêtres...
quelques
pistes pédagogiques
Elles sont
données à titre indicatif et non dans une progression
linéaire stricte.
Elles peuvent être adaptées aux différents
niveaux.
Entendre l'histoire
dans sa continuité (lue par le maître, enregistrée...)
Lire et relire, revenir sur le texte en fonction
des besoins, des interprétations...
Copier un passage préféré
et expliciter son choix.
"Mon petit lapin": imaginer une activité
sur les petits noms que l'on se donne, en recenser dans les familles,
dans les ouvrages et témoigner du sentiment que l'on éprouve
lorsqu'on reçoit ce genre de petit nom en privé
ou en public...
Rechercher ce que les grands peuvent faire et
qui est interdit aux petits, décrire ce que l'on fera
quand "on sera grand"...
Les plus grands feront le lien entre Jean et
Jeannot Lapin, entre Carotte et Poil de Carotte autre enfant
à surnom...
Réaliser l'organigramme des personnages
de l'histoire afin de recenser les informations que l'on en sait
d'eux et les liens qui les unissent.
Imaginer le dialogue entre le grand-père
et Jean sous forme orale (avec des marottes) ou écrite.
Interpréter l'état d'esprit de
Jean au début du roman et son évolution...
Expliciter pourquoi il devient bandit et commenter
(rapport à la Loi)
Observer la construction du texte et des images.
Commenter les images et les effets qu'elles suggèrent.
Observer la place formelle du texte et ses effets.
Observer, relever et commenter le rôle
des couleurs.
Relever ce que les images disent que le texte
ne dit pas: la réaction de la maman Lapin, l'attaque de
la banque, ce qui arrive aux policiers.
Commenter la rencontre entre Jean et Jim.
Débattre de ce qui est arrivé à
Jim et de la réaction de Jean.
Décrire et interpréter le personnage
de Jim.
Commenter et interpréter la fin de l'histoire.
Tirer "la morale de l'histoire".
Ecrire: le point devue du grand-père,
du banquier...
Ecrire à la manière de Solotareff
l'histoire de Jim (cycle 3).
Jouer les dialogues, enregistrer le texte.
Rechercher d'autres ouvrages de Solotareff pour
en faire la comparaison.
Rechercher des histoires d'amitiés.
Dessiner d'autres animaux à la manière
de Solotareff.
...voir
grille d'exploration
Et vous ?
Avez-vous lu cet album?
L'avez-vous présenté à vos élèves
?
Comment cela s'est-il passé ?
Impressions, commentaires... prepaclasse@aol.com
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