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des inventaires pour
mieux comprendre :
à la recherche des personnages... comment parlent-ils
d'eux-mêmes ?
Un simple
relevé des "voix" qui parlent apportera des
informations que les élèves pourront commenter.
Les élèves peuvent travailler par groupe et pour
chaque voix rechercher la fréquence d'utilisation du pronom
sujet.
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la première voix (mère de Charles) |
la deuxième voix (père de Réglisse) |
la quatrième voix (Réglisse) |
la troisème voix (Charles) |
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emploie 2 fois "nous"
9 fois le "je" et deux le "j'" |
emploie le "j'"le "moi" le "je"
mais aussi le "on" |
emploie le j'(2fois) mais plusieurs fois le "on"
avec des valeurs diverses (moi et papa, moi et Charles, tous...) |
Charles n'emploie que le "j'" ou le "je" |
Les élèves peuvent très facilement comprendre
en quoi ces usages de pronoms personnels sujets caractérisent
les personnages. La mère de Charles marque ainsi fortement
son autorité et son désintérêt des
autres par le "je"omniprésent.
L'usage du "on" peut apparaître
comme plus familier, moins précis et trahir un langage
moins soutenu. A ces usages peut se relier la question du niveau
de langue, du niveau social... Les élèves doivent
débattre après ce relevé et argumenter leur
point de vue.
Ce premier
inventaire peut être suivi d'autres explorations similaires
dans différents textes avec discussion des valeurs de
ces pronoms sujets ou énonciations.
Dans un prolongement ultérieur lors d'un travail de synthèse,
il sera possible de rechercher toutes les façons de parler
de soi même: du "je" au "on" (imprécis)
en passant par le "nous de majesté" (lien avec
l'histoire) , le "moi et ma soeur"... On verra également
"moi et ma soeur" = "nous".
comment parlent-ils
des autres ?
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la mère de Charles:
les élèves relèveront :
- Victoria - notre labrador
- Charles - notre fils
- vulgaire bâtard - misérable corniaud - la sale
bête
- une fillette |
Les élèves noteront la possessivité équivalente
du labrador et du petit garçon.
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le père de Réglisse
- Réglisse
- le chien - il |
les enfants observeront à quel point le père est
fermé sur lui même.
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Charles:
maman
un chien
Victoria - elle
les deux chiens - deux vieux amis
une voix - une fille - elle - elle - la fille - Réglisse
- Réglisse |
Il est remarquable ici d'observer le glissement relatif à
l'énonciation de la petite fille.
Les élèves noteront le passage de "une voix"
à "une fille" et le glissement vers "la
fille" jusqu'à l'évocation de son prénom
(rapprochement des personnages).
Réglisse
Papa - il
Albert
Elle - la chienne
sa maîtresse - la pauvre pomme - sa maman
il - Charlie |
Les élèves repèreront la distance au personnage
de la mère de Charles vue par d'abord comme propriétaire
de la chienne puis comme mère du garçon. L'usage
de "Charlie" traduit la preuve d'une familiarité,
d'une proximité affectueuse entre les personnages.
Les élèves noteront également les personnages
"ignorés" par les autres.
La différence d'intention entre le mépris de la
mère quand elle parle de la chienne et la critique décomplexée
de Réglisse vis à vis de la mère de Charles
peut faire l'objet d'une discussion intéressante.
à la découverte
des temps du texte:
des valeurs pour une même temporalité qui permettent
de comprendre les personnages et les intentions de l'auteur
Dans le
même esprit, il peut être très intéressant
d'engager les élèves dans un inventaire des temps
utilisés par chaque personnage.
La mère utilise majoritairement le passé simple.
Les élèves n'en auront peut-être pas la conscience
immédiate, mais il découvriront en relevant les
verbes des autres personnages une différence de terminaison
entre la première personne du singulier du passé
simple et celle de l'imparfait. D'autres comparaisons pourront
être menées.
Ici, l'activité d'inventaire pourra lancer une activité
de recherche y compris parmi les référents de la
classe comme le dictionnaire de conjugaison.
Le relevé permettra d'observer la fréquence des
différents temps du passé selon les personnages
(alors que l'histoire se passe bien pour tous au même moment)
et le rapport également entre niveau de langue et utilisation
des temps.
La présence du présent ou même du futur dans
un seul cas lorsque Charles l'utilise en fin de récit
mais précédé d'un "peut-être".
Les élèves percevront alors une valeur particulière
du futur.
Ce que dit la première
phrase de chaque voix:
"C'était
l'heure d'emmener Victoria, notre labrador de pure race, et Charles,
notre fils, faire leur promenade matinale."
"J'avais besoin de prendre l'air, alors moi et Réglisse,
on a emmené le chien au parc."
"J'étais une fois de plus tout seul dans ma chambre."
"Papa n'avait vraiment pas le moral, alors j'ai été
contente qu'il propose d'emmener Albert au parc."
Outre
la discussion qui peut venir de la simple interprétation
de ces entrées (comparer l'ordre d'apparition des personnages)
, les élèves pourront comparer la construction
des phrases, le nombre de mots.
Dans un deuxième temps les élèves pourront
écrire des phrases en conservant le squelette de base:
"C'était....., .................................,
et .............................., (verbe infinitif)......................."
"J'avais..............., alors..........., ........................."
et la dernière
phrase
"Nous
sommes rentrés à la maison en silence."
"On a bavardé gaiement le long du chemin."
"Peut-être que Réglisse sera là la prochaine
fois?"
"En arrivant à la maison, j'ai mis la fleur dans
un peu d'eau, et j'ai préparé une tasse de thé
pour Papa."
peut
également donner lieu à des discussions interprétatives,
des comparaisons y compris des constructions...
Des jeux d'écriture:
- à quoi pensent la mère de Charles et Charles
sur le chemin du retour ? (faire parler à la manière
de)
- que se sont-dits Réglisse et son père ?
Avec hypothèses sur le type de lexique, les temps employés,
les pronoms ou énonciations possibles... |