évaluer un emploi du temps
Une collègue, de façon
très sympathique nous a demandé d'évaluer
son emploi du temps. Pour le consulter 
Bien entendu, il ne s'agit
pas d'une critique personnelle ni d'une mise en cause du travail
effectué mais simplement de premières réflexions
qu'il inspire.
Si on l'observe rapidement du point de vue de la diversité
des activités, on voit bien le souci de rythmer la journée,
d'équilibrer la répartition des différents
domaines.
On note la contrainte horaire imposée par la nécessité
d'assurer une heure d'enseignement religieux et l'on observe
également qu'un enseignement en langue allemande est assuré
dans la classe. Il n'est pas dit d'ailleurs si cet enseignement
est assuré par la maîtresse ou un intervenant extérieur,
un collègue de l'école, un professeur du secondaire…
Cet emploi du temps comporte donc de nombreuses qualités.
Toutefois, je trouve dommage que l'on ne cite pas plus explicitement
les
domaines tels qu'ils sont définis dans les instructions
officielles.
Peut-être une légende pourrait-elle venir en regard
du code couleur que utilisés ?
Il n'empêche, qu'il peut y avoir confusion entre un moyen
et le domaine servi. Par exemple, lorsque l'on propose chaque
matin un " Quoi de neuf ? " ; on peut supposer que
l' objectif principal est de servir la maîtrise de la langue
orale. Cependant, selon les objectifs et l'organisation que choisie,
cette activité peut être également au service
de la découverte du monde.
On lit " rituels" à l'emploi du temps. Il s'agit
si j'ai bien compris à la fois d'aider à la construction
du temps, d'inciter les élèves à prendre
leurs repères…. C'est évidemment très
utile, comme il est utile de veiller à l'accueil individuel
et collectif, d'évoquer le menu de la journée et
les projets de la classe. Comme les élèves apprécient
également de se voir confier des responsabilités,
j'ai toujours trouvé facile et agréable d'organiser
la classe en s'inspirant des modèles de la classe coopérative.
On propose des jeux d'attention et de mémorisation.
S'agit-il essentiellement d'un travail en relation avec la lecture
? Lorsque l'on travaille sur la conscience phonologique, ne propose-t-on
pas également à ce moment-là des jeux d'attention
et de mémorisation ?
Je m'interroge également sur la pertinence d'une dictée
de vingt minutes au cours préparatoire. On peut et on
doit dès le cours préparatoire proposer des activités
d'observation réfléchie de la langue. Tout au long
de la semaine, on dictera des mots, des phrases, plus tard des
paragraphes… Mais dans cette classe il sera surtout intéressant
de travailler en utilisant des lexiques, des supports référents,
des tableaux de classification des mots en fonction de leur sons…
Autre interrogation, le temps banalisé chaque semaine
consacrée à la B.C.D. A mes yeux la bibliothèque
centre documentaire de l'école, ne peut figurer à
l'emploi du temps comme s'il s'agissait d'une activité.
On fait de la lecture à la bibliothèque, avec des
objectifs précis. Au passage, il me semble indispensable
d'aménager au moins un coin bibliothèque dans la
classe afin d'assurer la présence quotidienne du livre
auprès des élèves.
Petites remarques concernant les mathématiques : il me
semble que les activités de calcul mental doivent être
plus courtes. Il ne faut pas oublier surtout dans les activités
de construction du nombre, que les élèves ont besoin
de manipuler énormément. Le calcul mental, doit
être du véritable calcul et pas simplement de la
mémorisation. L'idée de calcul réfléchi
est assez intéressante. On peut pourquoi pas, préciser
d'ailleurs dans les activités mathématiques, ce
qui relèvera plutôt de la construction du nombre,
des mécanismes opératoires, des situations problèmes,
de la géométrie… Mais à dire vrai,
à ce niveau d'âge, il me semble pertinent que dans
une journée, l'enfant puisse rencontrer diverses situations
mathématiques. Au maître, dans sa programmation,
de veiller à ne négliger aucun domaine.
On propose également des séances dites de remèdiation. S'il est évidemment
pertinent d'envisager très tôt des pratiques différenciées,
mais il me semble que l'organisation de la classe doit permettre
très vite d'aider en aval les élèves en
difficulté.
C'est-à-dire, que par un fonctionnement en ateliers, il
est possible à la maîtresse d'apporter une aide
aux élèves qui ont encore des difficultés
pour un travail tandis que le groupe déjà capable
de se débrouiller va travailler en autonomie.
Sans préjuger, cet emploi du temps témoigne d'une
pédagogie plutôt frontale et que on ne semble pas
envisager de fonctionner par exemple en ateliers comme on sait
le faire à l'école maternelle.
Très vite au cours préparatoire,
les élèves savent gérer des plans de travail
hebdomadaires qui permettent à l'enseignant d'apporter
une aide plus soutenue à un groupe réduit d'élèves.
On sait
que les instructions officielles nous demandent en cycle 2 de
veiller à ce que chaque jour un horaire minimum de 2 h
30 soient consacré à la lecture ou à l'écriture
sous forme de rédaction ou de copie.
Il peut être utile, par exemple en utilisant un calque
sur l'emploi du temps de base, d'évaluer le temps que l'on souhaite consacrer
au " lire, dire, écrire " dans chacune des activités
de la journée.
Il me semble intéressant que la semaine de classe puisse
permettre à la fois des temps de travail individualisé,
en groupe hétérogène, en groupe de besoins
et en grand collectif. C'est également une entrée
quel'on peut prendre en compte.
Dans les temps d'échange
collectif, qui peuvent avoir lieu en fin de séance, un moment toujours
très riche, est celui où l'on évoque le
travail que l'on a fait (temps de bilan), ce que l'on vient d'apprendre,
les réussites de chacun, comment on a fait pour réussir,
les éventuelles difficultés.
Enfin, si
l'emploi du temps est un outil pour le maître, qu'il doit
pouvoir communiquer tant à son éventuel remplaçant,
qu'à l'inspecteur effectuant une visite de contrôle,
l'emploi du temps est également un outil qui permet de
communiquer en direction des parents, il est encore un outil
d'apprentissage pour les élèves eux-mêmes.
C'est pourquoi, il doit être
à la fois très lisible, simple, conforme aux textes.
Mais il n'y a pas d'emploi du temps idéal, et chaque enseignant
sait que selon les années, selon les périodes,
qu'il lui sera nécessaire de l'adapter.
Si la construction d'un emploi du temps concerne en priorité
le maître dans sa classe, cela peut être aussi une question
à discuter en conseil des maîtres dans la mesure où il peut être
utile de réfléchir à certaines organisations
de l'école, à la répartition de l'utilisation
de certains locaux, à l'intervention éventuelle
d'autres maîtres ou intervenants. Dans le préambule
des instructions officielles, il est rappelé que "
la répartition horaire ne peut pas être interprétée
à la lettre, dans la mesure où chaque domaine n'est
jamais fermé sur lui-même. Tous participent de la
maîtrise du langage est une part de leur temps y est nécessairement
consacrée ". La souplesse qui existe, l'indispensable
liberté qui nous est donnée, ne doit pas disent
encore les textes "mettre en péril l'équilibre
général de l'année et la programmation des
activités tout au long du cycle ". " Une organisation
rigoureuse du cycle, de l'année de chaque période
d'apprentissage est indispensable. Elle doit être affichée
dans la classe. Elle est complétée par un contrôle
a posteriori du travail fait, grâce aux indications portées
sur le cahier le journal. "
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